En France, c’est tennis et révolte contre l’anglais

(Revue de presse) Comme chaque année, la presse américaine se passionne pour Roland Garros, qui a débuté dimanche 26 mai. Mais cette fois-ci, c’est la polémique sur la construction du nouveau court qui intéresse le NewYork Times.

Au centre du bras de fer tennistique: la construction d’un nouveau court avec un toit rétractable, ce qui permettrait aux matches de se poursuivre la nuit. Problème : un tribunal a jugé le mois dernier que le projet devait être stoppé en raison de sa proximité avec le Jardin des Serres d’Auteuil. « Depuis le début, la rénovation de Roland Garros a rencontré des oppositions. La fédération a décidé en 2011 de laisser le tournoi là où il est actuellement en transformant le site existant plutôt que de le déménager », précise le quotidien.

Soulignant que seuls les courts français et américains ne possèdent pas de toits rétractables, le New York Times avance qu’un « toit à Roland Garros permettrait de protéger (les joueurs) des averses parisiennes fréquentes et permettrait au French Open de planifier des sessions de nuit comme le font l’Australian Open et l’US Open ». Le directeur de la fédération française de Tennis et du tournoi reconnaît que si les sessions de nuit sont nécessaires, elles ne sont pas pratiques: « Nous ne voulons pas finir très tard la nuit. Nous n’allons pas faire comme nos amis américains avec des sessions de nuit qui commencent tard et qui parfois ne finissent jamais », cite le journal.

Les autres quotidiens se sont adonnés au jeu des pronostics pour le tournoi 2013. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les Français ne partent pas favoris. Tous parient sur Rafael Nadal, qui fait son grand retour. « Le dernier Français à avoir remporté le tournoi Roland-Garros était Yannick Noah en 1983, un fossé de trente ans qui a été rappelé à de nombreuses reprises lors de la cérémonie d’ouverture de vendredi », écrit le Hufffington Post.

Les cours d’anglais à l’université font toujours débat

Le débat sur l’introduction de cours en anglais dans les universités françaises rend les médias américains décidément perplexes. La radio nationale américaine NPR titre « La guerre des mots » sur son site internet. « Les opposants à cette mesure affirment que si la science et la technologie sont enseignées en anglais, le français perdra son vocabulaire et cessera graduellement d’être une langue moderne et vivante”, explique le site et ajoute : « Autrefois la langue de la diplomatie et de l’élite mondiale, le français se classe désormais à la 8e place des langues les plus parlées dans le monde ». « Alors qu’une loi de 1994 interdit les cours en anglais de la maternelle à l’université, les écoles de commerce élitistes et les grandes écoles enseignent depuis longtemps dans la langue de Shakespeare », souligne le site, prenant l’exemple de Science Po, « dont 40% de ses étudiants sont étrangers ».

Le New York Times aussi s’intéresse au sujet et rappelle que « l’anglais a envahi le vocabulaire de base en France depuis longtemps (…) De nombreux mots comme « weekend » et « cool » sont communs en français ».

Guillaume Canet : nombreux obstacles à New York lors du tournage

Le Washington Post se penche sur le nouveau film de Guillaume Canet, « Blood Ties », présenté à Cannes hors compétition. « Le réalisateur français Guillaume Canet vainc le choc des cultures de New York pour Blood Ties », titre le quotidien.

L’article raconte les galères rencontrées par Canet lors de son tournage new-yorkais. « Le problème avec New York ces temps-ci est qu’il n’y a pas assez d’ordures. C’est du moins l’expérience du réalisateur français Guillaume Canet. Il a dû fournir ses propres détritus pour recréer les rues sordides du Brooklyn des années 1970», raconte le journal.

« Le manque de détritus n’était que l’un des obstacles logistiques et culturels que (Guillaume) Canet a dû vaincre », souligne le Washington Post : « On ne peut pas tourner sans permission, sans autorisation. C’est très difficile, explique le quotidien. Un autre problème concernait les pratiques cinématographiques américaines », continue-t-il, les qualifiant de très hiérarchiques.

Tout ça pour une critique peu élogieuse: « Après deux heures et demi, certains trouvent le film mou et ses changements de rythme et de ton sont incertains ».

Crédit : Dubreuil Corinne/ABACAUSA.COM