Le français, langue d’avenir?

Revue de presse. La France, cette magnifique terre de contradictions. Alors que le français a de beaux jours devant lui, le pays est en proie à de basses querelles politiques, et n’offre, à ces entrepreneurs, qu’un système administratif kafkaïen qui décourage les plus vaillants d’entre eux. Rajoutez à cela la crise de la truffe et vous aurez un aperçu de l’image de l’Hexagone dans la presse américaine.

Commençons par la langue de Molière, qui, si l’on en croit le magazine Forbes, à de beaux jours devant elle. Si pendant longtemps, le français “était la langue officielle de la culture, et de l’érudition”, “la langue de la diplomatie et des arts, force est de constater que les choses ont changé. “Le français est peut-être une belle langue, mais rares sont ceux qui soutiennent qu’elle est la plus utile, et presque personne ne dirait que c’est la langue de l’avenir“.

Et pourtant, “les données suggèrent que la langue française pourrait bien être la langue de l’avenir“. Le français est en croissance rapide Il se propage dans les zones les plus dynamiques du monde, et particulièrement en Afrique subsaharienne. La dernière projection montre que le français sera parlé par 750 millions de personnes d’ici 2050.

Reprenant une étude menée par Natixis, le magazine souligne que “le français est encore une langue mondiale à croissance rapide” malgré “la méthodologie quelque peu discutable de l’étude qui considère comme francophones tous les habitants des pays où le français est une langue officielle, ce qui ne sera probablement pas le cas”. Affaire à suivre.

Encore un article sur les Français de Londres

Quand la presse américaine veut illustrer les déboires de l’économie française, elle fait un reportage sur ces pauvres français qui s’exilent à Londres. Le New York Times s’y est mis à travers le portrait de Guillaume Santacruz, “un entrepreneur français en devenir” qui travaillait il y a peu dans une société financière et qui a décidé de partir s’installer à Londres. «Il avait pris cet emploi après sa tentative de démarrer une entreprise à Marseille. Il avait alors abandonné, croulant sous un tas de réglementations gouvernementales et une accumulation interminable d’impôts. L’épisode lui a fait passer l’envie de démarrer de nouveaux projets en France. Pourtant, il a toujours envie d’être son propre patron“.

Si, comme l’appellent certains, la fuite des cerveaux de France n’est pas nouvelle,  “l’exode actuel des entrepreneurs et des jeunes se produit à un moment où la France peut difficilement se le permettre“. Et si certains réussissent malgré tout à lancer leur entreprise, ils doivent faire face à un autre problème : “ceux qui ont réussi à le faire disent que la société stigmatise la réussite financière“. Rendez-vous le mois prochain pour un autre article sur les Français qui partent à Londres.

Crise de la truffe

Crise économique, mais crise de la truffe aussi. “Le monde de la truffe français tombe dans le désarroi” indique le New York Times. “Des truffes bon marché en provenance de Chine, inodores et insipides, inondent la France. De l’huile de truffe aromatisée synthétique se répand de plus en plus dans les restaurants.  Et l’approvisionnement de la royale truffe noire du Périgord, le diamant noir de la cuisine française, est lui, en baisse“. Pour le Times, “la crise est si grave que le mois dernier, le gouvernement français s’est regroupé avec ses trufficulteurs pour déclarer la guerre aux importations chinoises “.

La solution réside peut-être dans la truffe de bourgogne “régulièrement snobée en faveur de son cousin aristocratique“. Moins chère que la truffe noire du Périgord, elle apparaît comme un bon compromis pour contrer l’invasion chinoise.

M. Chabert est en charge de la promotion du produit. “Le mois dernier, il a invité une douzaine des plus grands experts de la truffe de la nation à dîner, leur servant des pâtisseries crème fromage remplies de choux, des pommes de terre en purée, des macarons et un parfait sabayon – tous aux truffes de Bourgogne“. Tout n’est pas perdu : la France sait encore manger.