Les Français de Canalchat veulent dépoussiérer la vidéo-conférence

« Quand vous n’existez pas aux Etats-Unis, vous n’existez pas dans le monde du digital », lâche Jean-Marc Solal, co-fondateur et directeur général de Canalchat. Installée aux Etats-Unis depuis un an et demi, l’entreprise française spécialiste des conférences interactives revendique déjà dix événements organisés.

« On est arrivés ici avec humilité. On est une entreprise du digital qui s’installe dans le pays le plus en avance dans ce domaine », reconnaît le patron sans langue de bois, de passage à New York fin septembre à l’occasion du World Economic Forum dont Canalchat assurait la diffusion.

Fondée au début des années 2000, Canalchat recense au total 95 clients dont la Société Générale, Orange, Total ou encore HSBC et organise entre « 500 et 600 événements par an depuis une dizaine d’années », estime le chef d’entreprise à la tête de 15 salariés.

La promesse de la PME : « Si vous avez une conférence à organiser avec vos clients ou vos collaborateurs en interne, on s’occupe de tout, de la captation, du streaming, des questions en direct, des sondages etc. », explique Jean-Marc Solal.

Par exemple, explique-t-il, une entreprise peut organiser une conférence en direct avec ses managers régionaux basés dans le monde entier. « Les participants posent leurs questions en direct ou en amont et nous proposons un système de traduction instantanée », précise l’entrepreneur.

Pour les clients de Canalchat aux Etats-Unis, dont le consulat de France à New York et l’une des plus grandes banques du pays (qui ne souhaite pas être citée), le tarif de prestation est en moyenne « 30 % moins cher qu’avec des acteurs traditionnels de la diffusion », assure Elie Cohen, en charge des activités d’Amérique du Nord de Canalchat et basé à New York.

« Nous utilisons une technologie légère, confirme Jean-Marc Solal. Si l’on compare, c’est un peu comme la purée de Joël Robuchon. Il n’utilise que des pommes de terre, de la crème et du beurre. C’est la façon d’écraser la purée qui fait la différence. Pour nous, c’est pareil », sourit-il.

Et la sécurité des informations ? « Ce n’est pas un sujet », tranche Elie Cohen, qui assure que Canalchat est « auditée en internet et en externe ». Et Jean-Marc Solal d’ajouter : « Quand vous travaillez avec des laboratoires pharmaceutiques, des entreprises pétrolières ou dans le nucléaire, vous n’avez pas droit à l’erreur. »

La petite entreprise espère désormais grandir et poursuivre sa conquête des Etats-Unis. « On a un carnet de commandes qui nous donne déjà de la visibilité pour 2019 », se félicite Elie Cohen.