Florence Leroy protège les planches de surf et la planète

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Florence Leroy quitte Lille pour San Francisco en 2018 dans le cadre de la mutation professionnelle de son mari. Négociatrice dans l’immobilier pendant 5 ans, la jeune Française de 29 ans n’a pas l’autorisation de travailler à son arrivée. Loin de se décourager, elle décide de mettre son temps libre à profit et parmi d’autres passe-temps, s’initie à la couture et au surf.

Ces deux dernières découvertes sont pour elle des révélations. Vivant dans le quartier du Sunset, le long de l’Océan Pacifique, elle profite de la proximité des plages pour aller surfer aussi souvent que possible avec son conjoint. « C’est comme ça que tout a commencé ! J’ai eu envie de lui offrir une housse pour protéger sa planche et je voulais qu’elle soit à la fois originale et éco-responsable.».

Car autre changement de taille dans le quotidien de Florence Leroy depuis son installation à San Francisco : elle change sa manière de consommer. « Ici, j’ai eu une prise de conscience environnementale. Je me suis beaucoup documentée sur le sujet, j’ai fait plus attention aux marques que j’achetais, aux provenances, aux compositions et j’ai commencé à réduire mes déchets » raconte-t-elle. Ce mode de vie plus “éthique“, couplé à sa nouvelle passion pour la couture et son plaisir du surf, la mènent à se lancer un défi : entreprendre avec une démarche en phase avec ses valeurs.

Tissus de récup’ et huile de coude

« N’ayant pas trouvé de chaussette de surf qui ne ne soit pas pleine de plastique, j’ai donc décidé d’en fabriquer une moi-même ! Ça a beaucoup plu à mon conjoint et peu à peu, j’ai commencé à avoir d’autres commandes » s’amuse-t-elle. Côte Ouest est ainsi née, une marque dont le nom s’est imposé tout de suite : « parce que j’habite San Francisco bien sûr, mais aussi parce que les spots de surf en France se trouvent sur la Côte Ouest. Quand je rentrerai, je compte bien importer la marque sur la côte basque. »

Pour réaliser ses housses, Florence Leroy s’approvisionne en tissus chez SCRAP, un lieu de dépôt de matériaux à but non lucratif situé entre les quartiers du Dogpatch et Portola. « Chaque année des tonnes de tissu sont jetées et détruites. La production textile est d’ailleurs la 2ème industrie la plus polluante au monde. Acheter ces tissus de récupération évite d’encombrer les décharges » précise l’entrepreneuse. Et d’ajouter : « c’est une manière de lutter contre le gaspillage à mon niveau ».

Sa devise : “protège tes planches et la planète”

Ensuite, il faut compter au moins trois heures pour les confectionner et quelque 100 dollars pour s’en offrir une. Avec les chutes restantes ou des échantillons récupérés dans des livres de décoration d’intérieur, Florence Leroy confectionne également d’autres accessoires utiles aux amoureux des vagues : étuis à lunettes ou chouchous pour s’attacher les cheveux par exemple. Et elle travaille en ce moment sur des prototypes, comme des sacs de plages et des ponchos afin que les surfers puissent se changer facilement.

Si la marque n’en est qu’à son démarrage, elle a déjà reçu un bel accueil de la communauté des surfers. « J’ai été extrêmement surprise par le nombre de réactions positives quand j’ai lancé la boutique en ligne et c’est très agréable de recevoir des photos de planches couvertes par mes housses ! » confie la Française. Elle espère aujourd’hui que sa devise “protège tes planches et la planète” fera des émules et prendra de l’ampleur. Son objectif : pouvoir embaucher afin de créer davantage.

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