Anne Besset et ses tartes flambées “made in Oakland”

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Le site de La Flamme

C’est entre deux pistes de ski qu’Anne Besset apprend que son mari envisage de partir aux Etats-Unis ouvrir une filiale de son entreprise française. C’était il y a trois ans. « Une nouvelle aventure ? Je suis partante ! Ensuite, je m’adapte et je fais tout ce qu’il faut pour que ça marche », résume aujourd’hui la Strasbourgeoise, qui nous reçoit dans le salon familial sur les hauteurs d’Oakland.

 Ses journées sont bien remplies et celle d’aujourd’hui plus encore : « demain, c’est le lancement de la campagne de crowdfunding pour La Flamme », son projet de restaurant de tartes flambées. L’objectif : récolter 50.000 dollars pour pouvoir obtenir un prêt et ouvrir « un premier restaurant qui sera à East Bay », idéalement d’ici avril 2017. En attendant La Flamme a commencé à livrer ses flammenkueche faites maison dans la Baie, via son site internet, Doordash, ezCater, et bientôt Uber eats. Un bon moyen de se faire connaître et de tester le succès du produit.

 Si les Etats-Unis sont « un rêve » de toujours pour le couple, le réaliser n’est pas de tout repos. Après avoir travaillé « dans le secteur notarial, puis monté une crèche inter-entreprises dans le Sud », Anne Besset ne se voit pas poursuivre ces activités en Californie. Ses racines alsaciennes l’inspirent : « je faisais des tartes flambées avec mon père, et j’ai toujours adoré faire la cuisine », raconte la quadragénaire chaleureuse. Avec l’appui d’une amie -qui tient un restaurant de tartes flambées dans le village de ses parents- et les conseils d’un réseau construit peu à peu, le projet prend forme.

Anne et Jean-Luc Besset, avec leur grande famille recomposée (« quatre ados », sourit Anne Besset, et une petite de 9 ans), débarquent aux Etats-Unis en septembre 2014. Mais « problème de visa », il faut repartir au bout de trois mois. Ils sont de retour, pour de bon, en mars 2015, bientôt suivis d’un four à bois – sur remorque – acheminé de France jusqu’à Oakland. Au cours d’un événement, Anne Besset fait goûter ses tartes flambées : « j’ai eu des commandes pour le soir- même. Heureusement, trois des enfants n’avaient pas cours ! ». Ils sont réquisitionnés d’office pour ce premier essai – et donnent encore aujourd’hui un coup de main.

Peu à peu, la recette est peaufinée (crème fraîche et  fromage blanc sont d’importation française). La Flamme obtient une place dans un kitchen incubateur local, livre une première entreprise. « C’est un projet de famille, et de couple », confie son mari  qui avait laissé traîner une oreille depuis la pièce voisine, où il travaille ce matin. « Tu as dit que tu voulais ouvrir cinq restaurants dans les cinq ans ? » Anne Besset renchérit: « ce qu’on veut créer, c’est une marque ».

En attendant, il faut composer avec « beaucoup d’ incertitude et de stress », lâche Anne Besset qui avoue penser souvent au boulot pendant son heure de sport quotidienne. « Il faut que ça marche d’ici la fin de l’année. Mais tous les jours il y a de bonnes nouvelles. C’est stimulant ».

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