Fashion Week de LA: les Français sur le podium

Pour en savoir plus

 

Le site de FRENCHLAB

Fre(n)sh, le dimanche 16 mars 2014, 17h30-23h

California Market Center, 110 E 9th St A727, Los Angeles

[email protected]

Raphaelle H’Limi, Sarah Sumfleth, Vincent Bottesi, Esther Bonté… Ces noms ne vous disent probablement rien. Mais qui sait ? Demain, ils seront peut-être incontournables dans le monde de la mode.

En attendant, le travail de ces jeunes créateurs français sera montré à la Fashion Week de Los Angeles dans le cadre de « FRE(n)SH » le dimanche 16 mars, un défilé-networking organisé par Le FRENCHLAB et Fashion Forward.

C’est la deuxième participation de ce showroom-incubateur de Downtown Los Angeles, créé par Emmanuelle Rienda pour aider et promouvoir les créateurs français. Arrivée pour la première fois à Los Angeles en 2008, après s’être spécialisée dans le marketing international, cette trentenaire d’origine auvergnate, férue de mode, tombe sous le charme de la capitale du cinéma et du glamour. Elle y  revient quatre ans plus tard avec un projet bien à elle.

L’année dernière, elle décide alors de développer des partenariats avec des créateurs de vêtements et d’accessoires originaux qui souhaitent promouvoir leur image aux États-Unis. Son idée, aider  les petites marques françaises encore peu connues à percer dans la Cité des anges : « Ce qui plaît le plus ici, ce sont les marques avec un côté avant-garde, des designs futuristes, très géométriques, ça doit ressembler à de la haute couture, tout en restant accessible.

C’est le cas de la styliste Raphaëlle H’limi ou encore d’Esther Bonté et Sarah Sumfleth, pour lesquelles Emmanuelle Rienda a récemment craqué. Elles sont toutes lauréates du salon Who’s next à Paris. «D’autre part, il y a de plus en plus de boutiques et distributeurs de la côte ouest qui souhaitent vraiment s’éloigner des standards d’American Apparel, entre autres, et d’une certaine uniformisation ».

 Au delà d’un stylisme original, les marques avec lesquelles elle travaille doivent aussi être capables de produire à grande échelle, au minimum 200 pièces, et avoir les épaules solides pour ce nouveau marché: « les créateurs doivent comprendre qu’en arrivant sur le marché américain, leurs prix vont devoir beaucoup augmenter, car il faut prendre en compte la conversion, les frais de douane, les frais de transport, les frais bancaires, en gros les prix augmentent avec un indice de 1,5 en moyenne ».

Fondatrice en France il y a quelques années du e-shop God Bless America où elle chinait aux Etats-Unis des vêtements et accessoires “vintage” plutôt chics, pour les revendre en ligne, Emmanuelle Rienda a trouvé ici un nouvel élan: « J’ai créé une SARL en France que j’ai dû fermer car même en ayant développé une affaire profitable, en dehors des cotisations sociales et de mon comptable, je n’arrivais pas à me payer. J’ai dû radicalement cesser d’exister alors que mon business se développait. Ici, on a une vraie chance de se lancer sans trop de complications administratives et surtout avec très peu de taxes. C’est un vrai tremplin pour les jeunes entrepreneurs ».

Acheteuse, graphiste, designer, styliste, photographe, cette jeune femme aux multiples casquettes, se débrouille pour le moment toute seule pour faire tourner sa petite entreprise. Aujourd’hui, une dizaine de marques lui font confiance.

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Fre(n)sh, le dimanche 16 mars 2014, 17h30-23h

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