Fabien Roussel, dans les cheveux des VIP à Austin

A Austin, Fabien Roussel ne chôme pas. Ce coiffeur français est sollicité presque à chaque évènement majeur se déroulant dans la capitale texane, des X Games au Grand Prix de Formule 1, en passant par South By South West. Son créneau: les stars. Les cheveux de l’ancienne Spice Girls Geri Halliwell, ainsi que de l’acteur et réalisateur Robert Duvall et de sa femme Luciana Pedraza, venus présenter à SxSW en avant-première mondiale leur dernier film, Wild Horses, sont passés sous sa brosse ces six derniers mois.

« L’année dernière, j’ai coiffé Arianna Huffington (fondatrice du média en ligne éponyme), venue pour South by Southwest. C’était la première fois que je travaillais à l’hôtel Four Seasons », raconte le styliste français, qui a démarché tous les grands hôtels du centre-ville après son déménagement dans la capitale texane il y a trois ans. « J’ai été reçu par le concierge adjoint du Four Seasons, puis le concierge, que j’ai invité au Deseo Salon où je loue un siège, et ils m’ont fait confiance pour coiffer les personnalités. »

Après avoir géré trois salons de coiffure à Saint-Etienne et avoir été repéré par un chasseur de têtes, Fabien Roussel a fait ses armes américaines chez Julien Farel, un salon de coiffure de luxe à New York. Pendant près de dix ans, il a coiffé des mannequins et des célébrités pour des couvertures de magazines et les défilés de la New York Fashion Week.

Bien loin du tumulte new-yorkais, il a choisi de s’installer à Austin pour élever ses deux enfants avec son épouse texane. « On a une autre qualité de vie ici, avec les 330 jours d’ensoleillement par an d’Austin et un coût de la vie bien inférieur à celui de New York. » Mais il n’a pas non plus renoncé à l’activité de formation qu’il avait à New York, retournant régulièrement dans la Grosse Pomme pour le compte de la marque française de produits capillaires Phyto.

« En France, on se forme par apprentissage pendant deux ans, avant d’éventuellement enchaîner sur deux autres années de brevet professionnel, voire un brevet de maîtrise. Il n’y a rien de tel ici, aux Etats-Unis, où l’on se contente de 1.200 heures de pratique au cours de six mois de “revue”. Pour devenir de véritables stylistes, les jeunes professionnels américains gagneraient à étudier le dessin et les postures humaines. »

Sans (encore ?) se lancer dans la formation initiale, Fabien Roussel a commencé à approcher des salons texans qui pourraient bénéficier de sa spécialisation dans le coiffage des cheveux longs et les coupes glamours.