FABA 2017: et les grands gagnants sont…

Les laureats des FABA 2017 de San Francisco. (Credit : Genevieve Shiffrar/ Octamedia)

La quatrième édition des French-American Business Awards (FABA) a porté l’innovation au sommet de Nob Hill, jeudi 25 mai. La cérémonie de remise de prix de la Chambre de Commerce Franco-Américaine de San Francisco (FACCSF), qui récompense les meilleures entreprises et les personnalités marquantes de la Baie, s’est déroulée sous les dorures du Fairmont Hotel.

Sur scène, l’humoriste française Clara Bijl s’est muée en maîtresse de cérémonie hilarante pour rythmer la longue remise de prix composée de onze catégories. La start-up Ava a été désignée “Start-up of the year” (prix du jury). Né de parents sourds, Thibaut Duchemin a développé une intelligence artificielle pour assister les malentendants, en temps réel, dans une conversation.

Dans la catégorie “Life Science & Biotech”, le gold award a été décerné à Arterys, une société qui applique le deep learning à l’imagerie médicale. L’analyse est automatisée grâce à une intelligence artificielle qui aide le médecin à faire son diagnostic. Côté papilles, Azur Wines a été sacré dans la catégorie “Wine”. C’est le résultat d’un savoureux « mélange culturel », a assuré le couple franco-américain Elan et Julien Fayard à la tête du domaine situé dans la Napa Valley. Le chef Gerald Hirigoyen a reçu, pour sa part, le “Food Business Award” pour ses restaurants Piperade et Bocadillos situés à San Francisco.

Deux nouvelles catégories ont fait leur apparition cette année  : “Social Impact” et “Women Role Model”. C’est l’école 42 Silicon Valley qui a remporté la première récompense. Brittany Bir, COO de l’établissement, est revenue sur l’ouverture de l’école l’an dernier. « C’était une aventure », a-t-elle lancé en faisant référence au bâtiment encore en chantier à trois mois du lancement.

Virginie Simon. (Credit : Genevieve Shiffrar/ Octamedia)
Virginie Simon. (Credit : Genevieve Shiffrar/ Octamedia)

Enfin, “last but not least”, le prix “Women Role Model” a été remporté par Virginie Simon. À 34 ans, la fondatrice de MyScienceWork s’investit pour la valorisation des femmes dans dans le domaine de l’entrepreneuriat et de la science. « Les role model sont utiles et je suis extrêmement fière de recevoir ce prix ». C’est au cours de sa thèse sur les nanotechnologies appliquées à la lutte contre le cancer qu’elle crée son entreprise avec « l’idée de rassembler la base de données la plus exhaustive possible pour promouvoir la connaissance scientifique auprès du plus grand nombre ». Sa vision de l’entrepreneuriat ? « Un sprint endurant, on est tout le temps à fond mais sur le long terme ! »

Face aux 300 convives attablés pour le dîner de gala, le consul général de France à San Francisco, Emmanuel Lebrun-Damiens, a salué « la hausse de 30 % des investissements étrangers en France ». À ses côtés, Eve Chaurand, présidente de la FACCSF, a tenu à pointer du doigt le manque de parité dans le milieu entrepreneurial, tout en se réjouissant de voir deux femmes à la tête la FACCSF : Sophie Woodville, directrice sur le départ, et Laurence Fabre qui prendra sa place cet été.

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Photo du profil de Klervi Drouglazet
Jeune journaliste bretonne, Klervi a écrit ses premières lignes dans les pages du journal Ouest-France avec qui elle continue de collaborer. Après des études de Sociologie et de journalisme, elle a vécu six mois à Athènes puis a traversé les États-Unis en auto-stop pour finalement poser son clavier à San Francisco en août 2016.
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