Ex-danseur étoile, Alexandre Munz répare les corps à San Francisco

Alexandre Munz. (Credit : Jessica Schaefer)

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« Tu as le corps d’un footballeur, tu ne seras jamais un prince charmant ! ». Face à ces réflexions acérées, Alexandre Munz n’a « rien lâché ». Sa passion pour la danse et ses épaules « un peu trop carrées » l’ont mené au titre suprême : petit rat de l’Opéra de Paris, puis danseur Principal (le titre d’Etoile est réservé à Paris) du Ballet royal de Flandres et de l’Opéra de Berlin.

À 46 ans, Alexandre Munz vient de poser ses valises à San Francisco pour y développer la méthode S.A.F.E (Spine Advanced Functional Empowerment), une pratique corporelle qui renforce les muscles et libère des douleurs. Il l’a mise au point lui-même voilà treize ans. C’est cette méthode qui lui vaut aujourd’hui de figurer parmi les finalistes des French American Business Awards, dont on connaitra les lauréats le 25 mai. « Un cours de S.A.F.E, ce sont des mouvements lents effectués au sol selon le concept de la spirale, explique l’ancien danseur étoile. Mes élèves sortent des cours très détendus. Cet effet détente est dû au fait que l’on active des muscles croisés grâce à des mouvements spiralés. Ce n’est pas qu’une technique d’étirement, c’est une technique de gainage profond qui vient relâcher la surface.  »

« Je vivais avec la douleur  »

Le Français a consacré plus de 35 ans de sa vie à la danse. « Mon corps était enfermé dans une espèce d’énorme inflammation, j’avais des blessures chroniques. À l’âge de trente ans – ce qui est jeune pour un danseur – j’ai senti qu’il fallait que je passe à autre chose. Ce n’était pas que physique », se souvient-il en précisant que « la danse est un sport violent où le problème n’est pas de trop s’entraîner mais de mal s’entraîner ».

Au début des années 2000, Alexandre Munz prend du recul sur son propre corps. « J’avais comme un gros chandelier au-dessus de ma tête qui représentait la tradition de la danse. ll s’est éteint, j’étais libre ». Libéré des méthodes d’entrainement traditionnelles, il créé alors son approche corporelle innovante dont le traité scientifique sera certifié par le ministère de la Culture français et l’institut supérieur de rééducation psychomotrice (ISRP).

« Au-delà de la France, ce qui a rendu ma méthode populaire, c’est qu’elle s’applique à tous les sports. Ma technique de renforcement neuro-musculaire s’adresse à ta grand-mère, à ton père ou à des sportifs de haut niveau. J’ai enseigné aux tennismans de Roland Garros », souligne l’expatrié qui vit à San Francisco depuis le début de l’année après avoir obtenu un visa O pour talent exceptionnel. Il considère ce visa comme « une reconnaissance des Etats-Unis » pour sa méthode qu’il enseigne d’ores-et-déjà dans plusieurs salles prestigieuses comme le San Francisco Conservatory of Dance, l’école de danse ODC ou encore l’Alonzo King Lines Ballet.

S’il a choisi la Fog City, ce n’est pas un hasard. « Le San Francisco Ballet a été fondé en 1933, c’est la plus vieille compagnie de ballet américain. Et c’est la première compagnie à avoir mis en place un centre de bien-être pour les danseurs », souligne l’ancien danseur, conquis par « l’ouverture d’esprit de la ville ».

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