Etre bilingue protégerait même contre les AVC

La liste des avantages du bilinguisme n’en finit pas de s’allonger. On avait déjà appris que les bilingues résistaient mieux que les autres à la démence sénile. Une nouvelle étude nous apprend qu’ils seraient mieux équipés que les monolingues pour récupérer en cas d’accident vasculaire cérébral (AVC).

Les auteurs de l‘étude ont étudié 600 cas à Hyderabad en Inde, où une large partie de la population parle plusieurs langues. Ils ont découvert que les patients qui parlaient plus d’une langue avaient deux fois plus de chances de récupérer leurs capacités cognitives après un AVC.

Les chercheurs ont testé l’attention et la mémoire des patients et ont découvert que 40% des bilingues avaient retrouvé leurs facultés normales après l’accident cérébral, contre seulement 20 % des monolingues.

 “Le bilinguisme consiste à passer d’une langue à l’autre et cette alternance conduit à un entraînement constant du cerveau qui peut expliquer ces résultats”, explique l’un des auteurs de l’étude, Thomas Bak, de l’Université d’Edimbourg.

Ce sont les mêmes chercheurs qui, en 2013, avaient mis en évidence une meilleure résistance des bilingues à la démence sénile, qui apparaîtrait cinq ans plus tard chez eux que chez les monolingues.

Malgré ces deux études concordantes, les chercheurs notent qu’il faudra approfondir ces recherches “pour découvrir les circonstances exactes dans lesquelles le bilinguisme a des conséquences positives sur les fonctions mentales”.