Entre Dijon et Dallas, il y a de l’amour dans l’art

Au deux-tiers de son séjour à Dallas, Hugo Capron confie s’être « bien acclimaté », même si, au royaume de la voiture, il a fait le choix de partir à la découverte de la ville à pied.

Le jeune peintre participe au nouveau projet de résidence croisée entre SMU (Southern Methodist University) de Dallas et l’ENSA (École nationale supérieure d’art) de Dijon, nouvelle composante du jumelage entre les deux villes (portant également un projet de résidence d’un photographe français dans le cadre du nouveau chapitre dallasite de la Texan-French Alliance for the Arts).

Le travail d’Hugo Capron est actuellement visible à la Pollock Gallery de SMU jusqu’au 29 août, dans le cadre de l’exposition “From Dallas to Dijon” .

« Beaucoup de mes peintures ont comme point de départ des petites traces de peintures que j’ai observé dans l’espace urbain. Je regarde beaucoup les graffitis recouverts, les tôles mal repeintes, les traces de peinture de toutes sortes, explique le Français. Dans le contexte de Dallas, la découverte de la ville est singulière, puisque piétonne. J’étais curieux aussi de voir comment ma façon de marcher et flâner allait évoluer dans un tel contexte. Finalement, c’est à cause de la chaleur que cela s’est fait. Pour éviter le soleil et les 40°C auxquels je ne suis pas habitué, j’ai marché la nuit. Et la nuit, il est difficile de bien voir les couleurs. Par contre, j’ai beaucoup vu de jeux de brillants et mats, ainsi que du chrome, parfois. »

Le résultat est « très blanc », selon Hugo Capron (la photo ci-dessous a été prise avant l’ouverture de l’exposition).

hugo capron

A l’origine de l’exposition “From Dallas to Dijon“: la nouvelle directrice de l’ENSA, Sophie Claudel. « Nous nous connaissons depuis 2012, quand elle travaillait pour les services culturels de l’ambassade de France à New York », explique Michael Corris, le professeur de la division des arts de SMU responsable du jumelage avec l’ENSA de Dijon.

Les connexions de ce dernier avec la capitale de Bourgogne datent, elles, « de 1987, quand j’ai rencontré des membres du Consortium », le centre d’art contemporain de Dijon (qui fut aussi le premier conventionné par le ministère de la Culture en 1982), ajoute Michael Corris, estimant dès lors « naturel que Dallas et Dijon entrent en contact ».

 

Pour lui, ce projet de résidence croisée, qui verra en septembre une diplômée de SMU, la photographe Melissa Tran, exposer à Dijon, est “une réalisation concrète de ma conception du lien entre Dallas et Dijon, estime l’artiste. Nous espérons que ce partenariat marquera le début d’une série d’échanges entre les étudiants, enseignants et anciens élèves de l’ENSA et de SMU », renchérit Noah Simblist, le président de la division des arts de l’université.