Ouf! Emmanuel Macron va sauver la France

Revue de presse. La France avait passé une sale semaine dans la presse américaine. Certes, l’économiste Paul Krugman avait-il souligné dans un édito traduit par French Morning que la France allait mieux que les Etats-Unis, mais il avait aussi terminé son article en notant que les politiques d’Hollande plongeaient le pays dans une spirale d’austérité.

Cet article faisait suite un post de blog de l’économiste intitulé Stockholm Syndrome in Paris, dans lequel il se demandait si François Hollande savait réellement ce qu’il faisait. “Quelqu’un pense-t-il que l’Elysée a une vision claire et pensée de comment plus d’austérité va produire une renaissance française? Le Palais vit au jour-le-jour, en attendant que quelque chose se produise, alors qu’il est plus probable que rien ne va s’arranger”.

Puis, soudain, est arrivé Emmanuel Macron, le jeune et soi-disant brillant ministre de l’économie nommé par Manuel Valls en remplacement du rebelle Arnaud Montebourg. Et de Macron, le Wall Street Journal en pense le plus grand bien. Le quotidien économique revient notamment sur les assouplissements aux 35h prônées dans une interview au Point avant sa nomination à Bercy. “Félicitations à M. Macron pour ses bons débuts“, applaudit le journal.

Entre Montebourg et Macron, le WSJ a choisi son camp. “La pensée claire de M. Macron sur les 35h et d’autres sujets marque un changement rafraichissant par rapport à son prédécesseur, dont l’ambition économique principale était de chasser les investisseurs étrangers“.

Macron est tellement fort que même Obama devrait s’en inspirer, indique le Wall Street Journal, en citant le ministre. “Il s’agit de sortir du piège dans lequel l’accumulation des droits des travailleurs se transforme en handicap pour ceux qui n’ont pas de travail, en particulier les jeunes et les étrangers… Nous oublions que, historiquement, la loi a permis de protéger les droits des plus vulnérables, mais qu’aujourd’hui, la surabondance de lois handicape les plus fragiles“.

Le site d’information Quartz aussi s’intéresse au ministre de 36 ans pour noter qu’il n’était pas né lorsque le pays enregistrait un surplus budgétaire. “S’il parvient à enrayer les déficits budgétaires, ce sera le succès de toute une vie. Littéralement“, note-t-il avec ironie.

Drôle de sondage

Vraiment, un Français sur six soutient l’Etat Islamique ?” C’est la question que se posent certains médias américains après la sortie de l’inquiétant sondage réalisé par l’institut de sondage russe Rossiya Segodnya.

Le Washington Post n’y croit pas et tente d’y répondre en démontant les chiffres. Il parait improbable pour l’auteur que le chiffre corresponde à la réalité, étant donné que “la majorité des personnes susceptibles de soutenir l’Etat Islamique sont les musulmans extrémistes“, et que la totalité des musulmans ne représentent que 7.5% de la population française (même si, comme le journal le précise, les chiffres sont peu précis étant donné que la France interdit les statistiques à caractère ethnique). “Impossible d’imaginer que tous les musulmans français soutiennent l’Etat Islamique” souligne le Washington Post.

Et l’auteur d’imaginer des explications plus plausibles à ce résultat surprenant : une méthodologie imparfaite, ou un malentendu entre Etat Islamique et l’Etat d’Irak…

Newsweek , qui aborde le même sujet, n’y trouve pas d’explications alternatives. Alors que sa correspondante en France Anne-Elizabeth Moutet n’est “pas surprise“, le journal dresse un drôle de parallèle. A en croire ce sondage, la cote d’opinion positive de l’E.I se retrouverait au même niveau que celle de… François Hollande, que l’IFOP plaçait récemment à 18%.

Maison of cards

Un “House of Cards” à la française! La promesse de Netflix pour sa première série originale française a fait grand bruit. Le site d’informations CNet s’est amusé à imaginer à quoi pourrait ressembler cette “Maison Of Cards” tant attendue. Mêlant corruption et lutte pour le pouvoir, avec une légère touche de trafic de drogues, “Marseille” se déroulera dans la ville d’où elle tire son nom. Un pitch proche de la série à succès américaine serait un gage de succès pour Netflix, qui est déjà un habitué de ce genre de processus. En effet, comme l’auteur le rappelle, “House Of Cards” elle-même était inspirée d’une production anglo-saxonne.