“Don’t Tell Comedy”, des stand-ups dans des lieux insolites à New York

Une soirée "Don't Tell Comedy" à Los Angeles. © Matt Misisco

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Le site de Don't Tell Comedy

L’adresse, reçue quelques heures auparavant par mail, est celle d’un haut et chic immeuble situé à deux pas du terminal de Grand Central. Un ascenseur finement décoré nous conduit au troisième étage et les portes s’ouvrent sur un espace de co-working.

Vaste salle commune avec cuisine ouverte, table de ping pong aux formes géométriques surprenantes et fauteuils confortables : c’est dans cette atmosphère de startupers branchés que va se dérouler la soirée “New York Don’t Tell”, une série de one-man shows dont la marque de fabrique est le secret.

Au pays des stand ups, et notamment à New York, ville qui regorge d’options en la matière, “Don’t Tell Comedy” mise sur l’insolite pour tenter de tirer son épingle du jeu. Le principe se veut convivial tout en entretenant le mystère : les spectateurs achètent leur place – 20 dollars, ou 30 dollars pour un “accès VIP” garantissant une place assise – en amont de l’événement sans savoir, avant le dernier moment, où la soirée se déroulera (seul le quartier est connu). Ils ne savent pas non plus qui seront les participants.

Têtes d’affiche ou talents en herbe

Le soir de notre venue, mi-janvier, six jeunes comédiens – Luke Touma, Paris Sashay, Ryan Beck, Andrew Schiavone, Eagle Witt et Ismael Loutfi – se succèdent au micro devant quelques dizaines de spectateurs dans une ambiance de camaraderie où chacun amène sa canette de bière (ces événements sont “BYOB” pour “Bring Your Own Bottle”). 

L’absence de bar et le fait que le public soit restreint – entre 40 et 75 personnes par show – ont permis aux organisateurs de convoiter des lieux insolites dans plus de 30 villes : galeries d’art, magasins d’habillement, studios d’enregistrement, un bateau à vapeur ou encore le sous-sol du Grand Central Market à New York.

En termes de rythme et de qualité des blagues, ce concept a peu de choses à envier aux spectacles établis du style Comedy Cellar. “Nous voulons rendre les stand-ups plus abordables et développer une sorte de communauté”, explique Kyle Kazanjian, 26 ans, qui a fondé “Don’t Tell Comedy” en mars 2017 après des études en comptabilité en Californie. “Nous travaillons avec les meilleurs comiques, qu’ils soient des têtes d’affiche ou des talents en herbe.”

Dernièrement, le show a reçu des pointures telles qu’Ali Wong et Iliza Shlesinger, les cartes humour de Netflix. “On a même eu le comique français Kev Adams”, se réjouit Kyle Kazanjian. ”On espère un jour pouvoir accueillir Gad Elmaleh.

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