Au dîner des Femmes avec Fillon à New York, “Penelopegate” n’était pas invité

On va continuer à regarder le but. Il ne faut pas se laisser arrêter par ces revers qui sont normaux dans une campagne électorale. J’aimerais que nous nous en tenions là sur ce sujet ce soir“. Devant la cinquantaine de convives réunis mercredi 1er février à Bistrot Vendôme pour le dîner-débat du mouvement Les Femmes avec Fillon, Jacques Brion a annoncé la couleur: “Penelopegate” ne serait pas au menu du repas.

Le conseiller consulaire à Miami, référent du candidat Les Républicains aux Etats-Unis, avait fait le déplacement à New York pour accueillir Muriel Réus. Cette porte-parole de François Fillon est la fondatrice du mouvement Les Femmes avec Fillon, dont la marraine se trouve être Penelope Fillon. “Elle a fait une dizaine de déplacements pour parler aux femmes, parler du rôle des femmes, a expliqué Muriel Réus à l’auditoire assis autour de tables. Le mouvement s’est très vite développé. Trois cent comités ont été créés. C’est le plus grand mouvement de la société civile aux côtés de François Fillon“.

Il est extrêmement affecté par la situation mais extrêmement déterminé à devenir Président“, a-t-elle ajouté.

Le repas, qui intervenait sur fond d’enquête préliminaire du parquet financier sur l’emploi de Penelope Fillon comme assistante parlementaire et de sondages en berne pour son mari, était monté par le comité de soutien new-yorkais de François Fillon. Les Femmes avec Fillon agit comme un levier de mobilisation autour du programme du candidat mais aussi comme un “think tank faisant remonter les informations du terrain”.

Parmi les propositions du collectif: un grenelle sur l’égalité homme/femme, un gouvernement paritaire, un accès prioritaire dans les crèches pour les familles monoparentales et “zéro sexisme en politique“. “Je ne me suis jamais engagée en politique. Je l’ai fait parce que j’ai aimé l’homme avant le programme. Son engagement, sa détermination, sa vision pour la France“, explique Muriel Réus.

Loin de la faire douter, le “Penelopegate” “consolide les équipes, ça les soude dans cette mobilisation et dans cette volonté de le faire élire Président de la République, a-t-elle confié en marge du dîner. “Les gens qui ont voté pour lui sont très heurtés par ce qu’il se passe […] mais je ne vois pas beaucoup de gens en France qui doutent”, dit-elle, dénonçant “une véritable campagne de déstabilisation qui porte atteinte au vote démocratique de plus de 4 millions de personnes” .

“Après, je comprends qu’on puisse s’interroger sur la légitimité de faire travailler sa femme ou ses enfants. En tout cas, c’est légal aujourd’hui et ce que l’on reproche à François Fillon est complètement légal”.