Diane-Charlotte Kermorgant, des “Fusac” aux bébés

En savoir plus

Pour en savoir plus, le site de "five/eleven"

 

Il était une fois, lors d’une période pas si lointaine, Diane-Charlotte Kermorgant passait son temps dans les chiffres. Aujourd’hui, son quotidien, c’est plutôt les bavoirs et les barrettes.

Après avoir longtemps travaillé dans la finance, la Française de New York a lancé sa petite entreprise, Five/eleven. Elle vend essentiellement des accessoires pour enfants, et quelques décorations pour chambres d’enfants. “Je vends des bavoirs, des barrettes, des coussins nuages, des couvertures pour enfants, des petits sacs à linge, des petits sacs à dos, des trousses”, explique-t-elle. Certaines de ses créations sont très originales, comme ces langes avec un petit élastique dans l’un des coins à l’arrière qui permet de le porter en bandana. “Cela plait aussi aux parents!” .

Five/eleven, date de naissance de cette native du sud de la France, est un nouveau départ pour Diane-Charlotte Kermorgant. En 2004, elle commence à travailler comme analyste chez PNB Paribas dans le domaine des fusions-acquisitions. “Ce n’étaient jamais les mêmes sujets, les mêmes industries, c’était très varié, ce qui permettait d’avoir une connaissance de beaucoup de secteurs. Et puis, j’aimais aussi les voyages à l’étranger”, explique-t-elle. En 2007, elle devient chargée du business developpement au sein de la banque en ligne Boursorama, puis responsable des relations investisseurs, presse et directrice de la communication. “On parlait à plus d’interlocuteurs, des investisseurs, des analystes, des journalistes, on essayait de les convaincre avec nos chiffres. Il y avait un aspect séduction, il fallait vendre une histoire, et cela m’intéressait. Et puis, il y avait aussi la communication interne, dans la boîte, c’est-à-dire faire passer des messages, organiser des événements…” 

Alors qu’elle attend son deuxième enfant, elle se lance dans la couture. “Je ne trouvais pas vraiment les choses que je voulais, raconte-t-elle. Dans les tissus, je cherchais des choses simples et délicates, qui changeaient un peu des rayures marinières. Du coup, j’ai commencé à coudre moi-même parce que j’avais du temps. Et puis ça m’intéressait, ça faisait quelque temps que j’avais envie de faire cela. Avec mes enfants qui grandissaient, je me rendais compte qu’il y avait des choses dont j’avais besoin qui manquaient dans les magasins, donc je les fabriquais.”

Rapidement, elle décide d’offrir des cadeaux à ses amies. Bavoirs, grandes serviettes de table… Sa production est appréciée. À son arrivée à New York fin 2014 pour suivre son mari, elle décide de ne pas rechercher “un travail salarié tout de suite” et se met en tête de lancer son affaire.“Pendant la première année, j’ai cherché tous les tissus, j’ai finalisé la collection, j’ai contacté les fournisseurs.”  

Elle fabrique ses accessoires en totale autodidacte, à l’aide de tutoriels en ligne. “Je prends des idées à droite à gauche, j’ai toujours en tête le souci de simplifier au maximum le design, et de créer quelque chose d’utile et beau pour le quotidien”.

Aujourd’hui, Diane-Charlotte Kermorgant est investie dans son activité à plein temps. Ce n’est que le début, mais l’horizon semble prometteur pour cette jeune entrepreneuse. Les tissus utilisés sont tous sélectionnés en France (France Duval-Stalla), Angleterre (Liberty of London et MyLittle Venture), au Japon (Shindo et Mokuba, pour les rubans) et aux Etats-Unis (Michael Miller).

Mais chaque produit est “made in New York”. Ils sont vendus dans cinq boutiques à Manhattan et une boutique à Brooklyn, ainsi que sur Internet.  “Pour l’instant, les barrettes connaissent beaucoup de succès, c’est mon best-seller” . Ses produits seront dans un pop-up store à Brooklyn jusqu’à Noël, et elle vient de rejoindre le réseau de boutiques Babyccino, un site lifestyle “pour les mamans modernes qui cherchent de bonnes adresses et des choses délicates qui sortent un peu de l’ordinaire.” Elle veut aussi être présente sur le marché français. “On peut acheter mes produits partout dans le monde sur mon site, mais la prochaine étape c’est de trouver des distributeurs physiques en France” .

En savoir plus

Pour en savoir plus, le site de "five/eleven"