Coronavirus: Trump annonce la suspension des voyages depuis l’Europe pour 30 jours

Après avoir minimisé la crise pendant des semaines, contre toute évidence scientifique, Donald Trump a pris le risque d’ajouter le chaos à la crise en annonçant la suspension de tous les voyages depuis l’Europe continentale vers les Etats-Unis pour 30 jours. Avant d’être partiellement contredit par sa propre administration.

Dans un rare discours depuis le bureau oval, le président américain a annoncé une série de mesures, dont la plus spectaculaire est cette annonce de la suspension de tous les vols depuis l’Europe à partir de vendredi. Sans en expliquer la raison, il a précisé que le Royaume-Uni n’était pas concerné par cette interdiction, alors que le nombre de cas déclarés (environ 400) y est le même que dans plusieurs pays concernés, Suède ou Pays-Bas par exemple.

Mais dans la foulée de la déclaration présidentielle, le Department of Homeland Security (DHS) a “précisé” les propos de Donald Trump, les contredisant en partie. En réalité, l’interdiction de voyager ne s’applique pas aux citoyens et résidents permanents. Sur le site de DHS, une “communiqué” précise que l’entrée des Etats-Unis sera interdite à partir de vendredi à tous les étrangers qui auraient voyagé dans les 14 jours précédant leur arrivée aux Etats-Unis dans un des pays de l’espace Shengen: Autriche, Belgique, République tchèque, Danemark, Estonie, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Hongrie, Islande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Norvège, Pologne, Portugal, Slovaquie, Slovénie, Espagne, Suède et la Suisse.

Outre les citoyens américains, une exception est également faite pour les résidents permanents légaux et “la plupart des membres de la famille immédiate de citoyens américains”.

Lors de son discours, Donald Trump a également annoncé que les restrictions s’appliqueraient également aux biens en provenance d’Europe… avant de dire exactement le contraire dans un tweet un heure plus tard: “les restrictions arrêtent les gens, pas les biens”.