Corinne Narassiguin, députée normale

Corinne Narassiguin avait choisi Brooklyn, là où se trouve l’un des rares bureaux de votes des Etats-Unis à avoir placé François Hollande en tête lors de l’élection présidentielle. Devant une douzaine de militants et sympathisants, la candidate du Parti Socialiste a présenté son projet, mêlant les propositions nationales et celles plus spécifiquement destinées aux Français d’Amérique.

La candidate a aussi annoncé aux militants qu’elle avait quitté Citi Group, où elle était informaticienne, pour se consacrer à plein temps à cette campagne. Dans une circonscription marquée à droite, Corinne Narassiguin fait reposer ses espoirs sur le Québec, où les Français ont donné une large majorité à François Hollande au second tour de la présidentielle, mais aussi sur la mobilisation. “La participation est assez faible, donc la mobilisation fera la différence”, note-t-elle, en assurant compter sur “l’élan de la présidentielle”.

Notant que ses adversaires de droite appellent à rééquilibrer les pouvoirs, elle dit: “nous aussi, en 2002 et 2007 nous avons joué cette carte et essayé d’avoir un gouvernement de cohabitation, mais nous avons échoué. La dynamique est du côté des vainqueurs”.

Autre atout pour la candidate socialiste, la division de la droite, Frédéric Lefebvre, le candidat officiel de l’UMP, étant confronté à plusieurs candidatures dissidentes. “Ils sont dans la confrontation de personnes; du coup, cela me permet à moi d’être sur les propositions, de faire une vraie campagne, une campagne normale”. Et d’espérer devenir la “députée normale” des Français d’Amérique du Nord.