À Miami, du contrôle de gestion à la pâtisserie

Parisienne By The Sea - Valérie Guibal pâtissière à Miami

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Parisienne by the Sea

235 Commercial Boulevard, Lauderdale-by-the-Sea - (754) 701-0155

Site ici

Dans sa rubrique "Portraits de reconversion", French Morning raconte les reconversions d'expatriés. Si vous souhaitez témoigner, écrivez-nous !

De la comptabilité à la pâtisserie il n’y a qu’un pas, ou presque, que Valérie Guibal n’a pas hésité à franchir. Cette Parisienne d’une cinquantaine d’années a osé tout quitter en France afin de venir s’installer aux États-Unis pour vivre son rêve américain en Floride en ouvrant sa pâtisserie Parisienne by the Sea.

« J’aimais mon travail, mes collègues et ma qualité de vie », confie Valérie Guibal. Et pourtant, il y a quatre ans, la Française a quitté son poste de contrôleuse de gestion qu’elle occupait depuis plus d’une vingtaine d’années dans l’une des plus grandes compagnies d’assurances en région parisienne. « L’entreprise, qui était alors confrontée à un contexte économique défavorable, a proposé un plan de départ volontaire, indique-t-elle. Dans un premier temps, je ne me sentais pas concernée, puis j’ai fini par saisir l’opportunité ».

Ce déclic, Valérie Guibal l’a eu lors d’un séjour en Floride en 2012 alors qu’elle prospectait afin d’investir ses économies dans l’immobilier à Miami. « Je souhaitais acheter un appartement pour venir passer ma retraite sous le soleil de Floride, explique-t-elle, je me suis alors demandé pourquoi attendre si longtemps pour en profiter. Je voulais déménager avant d’être trop vieille, mais n’étant pas rentière, il fallait que je trouve du travail ici ».

Les idées ont alors fusé pour Valérie Guibal qui s’imaginait faire des crêpes, ouvrir un restaurant ou encore acheter un food-truck. « J’adore cuisiner, me mettre à table et bien manger, ajoute-t-elle. La cuisine française m’est aussi apparue comme une évidence car la french touch s’exporte plutôt bien ».

Un changement de vie

Après avoir rendu son tablier, tout s’est enchainé très rapidement pour la Française qui, souhaitant relever ce nouveau challenge en mettant toutes les chances de son côté, a préparé un CAP pâtissier en alternance pendant six mois à l’École de Boulangerie et de Pâtisserie de Paris. « La pâtisserie, ça ne s’improvise pas, car même si je sais cuisiner, il y a une grande différence entre faire la popote à la maison et ouvrir son propre commerce, souligne-t-elle. Cette formation a été très utile pour maîtriser les techniques de bases mais également pour apprendre la rigueur du métier, car quand il faut réaliser une vingtaine de tartelettes ou d’éclairs, mieux vaut être organisé ».

Une fois son diplôme en poche, Valérie Guibal a fait ses valises et s’est envolée pour le Sud de la Floride mais a du faire preuve de beaucoup de patience et d’optimisme une fois arrivée sur place. « Tout ne se passe pas toujours comme prévu, insiste la pâtissière française. J’ai été confrontée à plusieurs mois de retard dans les travaux de mon établissement, ce qui a plombé mes finances et mon moral par la même occasion ». À force de persévérance, la Française réussit tout de même à réaliser son rêve en ouvrant son enseigne en fin d’année 2015.

Aucun regret

Aujourd’hui, pour son plus grand plaisir, Valérie Guibal a troqué son ordinateur pour des mixeurs, des fours ventilés et des laminoirs. « Je suis épanouie dans mon travail car je n’ai plus les fesses posées sur une chaise tout au long de la journée, je rencontre de nombreuses personnes, et puis c’est très facile de faire avancer les choses, je n’ai plus besoin de dizaines de signatures comme dans les grands groupes où il y a de l’inertie ».

À la question « si c’était à refaire, le referiez-vous ? », Valérie Guibal s’empresse de répondre « non ! » avec un grand sourire. « Maintenant que je connais les galères d’un investissement à l’étranger, je ne pense pas avoir la gnaque de le refaire une seconde fois ».

Malgré tout, la pâtissière française avoue n’avoir aucun regret. « Je reconnais avoir quitté un certain confort de vie, car je n’ai plus de comité d’entreprise, de treizième mois ou de 35 heures, mais ce n’est que du bonheur et j’assume pleinement mon choix, et puis si parfois j’ai quelques doutes, j’appelle mes anciennes collègues qui me disent toutes que j’ai une chance incroyable de l’avoir fait ».

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