Comment dit-on «sexting» en français ?

On sent que l’année se termine. La presse américaine s’est intéressée à une grande question philosophique la semaine dernière : comment dit-on « sexting » en français ? Pourquoi ? Notre bonne vieille Académie française (cible facile de la presse du monde entier) a révélé sa propre traduction du mot – « textopornographie » – en réponse à une requête du ministère de la Justice.

Cette information n’est pas passée inaperçue aux Etats-Unis. « La France, une nation qui a une réputation de romantisme vieille de plusieurs siècles, a maintenant un mot pour « sexting », se réjouit l’Associated Press dans une dépêche publiée par le Washington Post. Pour le Huffington Post, la France « décide d’avoir son propre mot pour ‘sexting’ », allusion non feinte à la fâcheuse tendance de nos Immortels à rejeter tout anglicisme. Le site d’information tech CNET le souligne, sous une belle image de Napoléon : « Les langues se retrouvent à la merci de phrases inventées par des geeks (…) Les Français, en revanche, ont toujours essayé de défendre leur culture. Et ils le prennent très au sérieux ».

Bien entendu, les gardiens de la langue française en prennent pour leur grade. Le site Motherboard, qui dépend de VICE, à lui choisi une photo de l’Académie française pour illustrer son article sur la question. Et d’ironiser sur cette drôle d’institution qu’est l’Académie française. « En France, 40 immortels qui portent des épées – dans le cadre de leur mission solennelle de gardiens de la langue française, viennent d’inventer un mot pour dire sexting », rapporte le site. Avant de rappeler que l’Académie se plait à repousser « l’envahisseur anglais » depuis longtemps, « inventant des mots français pour remplacer » les méchants anglicismes, comme “baladeur” pour “walkman” ou “courriel” pour “email”.  Mais, comme l’observe CNET, les Français « tournent le dos au mot sexting, mais pas à la pratique ».

La mort de l’auto-entreprise

Bloomberg s’est intéressé à un autre mot, bien français celui-ci : auto-entrepreneur. Le site d’information financière s’est plongé dans le projet gouvernemental de refonte du statut. Celle-ci s’accompagnerait d’une « restriction des allègements fiscaux qui viennent avec lui » et du rabaissement de la limitation des revenus que l’auto-entreprise peut générer sans être taxée. « L’idée de l’auto-entrepreneuriat était de faciliter la création d’entreprises dans un pays qui se classe 38e dans la facilité à faire des affaires », rappelle Bloomberg.

L’article taille la part belle aux critiques de cette mesure. « Le gouvernement envoie un message terrible : ne grandissez pas trop vite ou de manière trop importante », explique l’un d’eux. Le site explique que le gouvernement aurait été victime du lobbying des petites entreprises, qui voient dans l’auto-entrepreneuriat une concurrence déloyale. On ne peut pas leur en vouloir : « L’industrie souffre d’une économie en berne et du fardeau des règles et des impôts », poursuit Bloomberg.

Même si la création du statut est loin d’avoir fait baisser le chômage, il a « fait parler de l’entrepreneuriat en montrant que chacun pouvait lancer une entreprise », raconte une auto-entrepreneure en conclusion de l’article. Avec tout ça, on en oublierait presque qu’entrepreneur est un mot français…

Voyage en France pour les « survivants » de l’attentat de Boston

La France a beau manquer d’emplois, elle regorge de paysages et de sites historiques uniques. Parmi eux, le château de Vaux-le-Vicomte, construit en région parisienne par Fouquet, le ministre des Finances de Louis XIV. Le Huffington Post s’est rendu dans ce superbe château, qui aurait valu à Fouquet d’être mis en prison par le roi, jaloux de la beauté de la bâtisse.

Vaux-le-Vicomte est actuellement en cours de rénovation. « Les salles sont une nouvelle fois remplies d’œuvres d’art magnifiques, des sculptures, des tapisseries et des meubles d’époque », s’émerveille le journaliste Jim Calio. « Fouquet est mort en prison, sans vivre dans son château. Mais le rêve se poursuit ».

La beauté de la France, les victimes de l’attentat de Boston s’y sont plongé, apprend-on en lisant le site de Fox News. Un groupe de 114 « survivants » a effectué un voyage dans le sud de la France pour se reconstruire. Leur voyage, tous frais payés par l’agence bostonienne Vantage Deluxe World, les a emmenés à Arles, Avignon et Viviers entre autres villes. « Le sud de la France est l’une de nos destinations les plus populaires », souligne un responsable de l’agence, cité dans l’article.

Mais les rues gauloises ne sont pas des plus accueillantes. « Certains survivants, surtout les handicapés, ont eu du mal à marcher dans les rues françaises, surtout les rues pavées », indique Fox News. « Mais ils le font, on voit qu’ils sont vraiments forts », ajoute une journaliste qui a accompagné le groupe. Décidemment, la France ne se laisse pas faire.