Un ancien de Totsy lance son incubateur d’entreprises

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Le site de Spark-Labs 

En août dernier, Totsy a décroché le gros lot : elle a levé 18,5 millions de dollars auprès d’investisseurs. Un chiffre qui atteste du succès fulgurant de ce site de ventes flash de produits pour enfants, créé en 2009 à New York par deux Français, Guillaume Gauthereau et Christophe Garnier.

Depuis, Christophe Garnier a quitté le navire. Envie de monter de nouveau projets, de « retrouver l’adrénaline des débuts »…  A 36 ans, s’il reste actionnaire de Totsy, il ne participe plus au management. Son quotidien, depuis le mois de novembre, s’appelle Spark-Labs. « C’est un incubateur et un accélérateur de start-ups dans les domaines du e-commerce, du marketing digital et du social média », explique-t-il.

Le vaste loft de 500 m2 proche d’Union Square héberge pour le moment quinze start-ups, dont trois dans lesquelles Spark Labs est l’un des principaux actionnaires : The Cast (sites de castings et de coaching), ITrain (fitness en ligne à la demande) et Sonic Angels (crowfunding dans le domaine de la musique).

Deux autres projets Spark-Labs sont en phase de démarrage : MommyCoach, site de e-learning et de coaching pour jeunes mamans, et une société de musique on-line, AngelDeck. D’autres start-ups pourraient bientôt rejoindre le loft. « L’idée, c’est soit de participer à leur création, soit d’investir dedans, en les aidant à monter en puissance ».

Au total, près de 50 personnes travaillent sur le sol en béton ciré de Spark Labs. « Il y a des Français, des Américains, et aussi des Anglais, Belges, Allemands, Hollandais », énumère Christophe Garnier. Ils partagent leurs murs avec les studios de Philippe Reynaud, un photographe français. La moyenne d’âge est bien en dessous de 35 ans.

L’équipe Spark Labs a une autre corde à son arc : elle propose des services de conseils pour des start-ups basées en France qui voudraient s’implanter à New York. « Ici, il est compliqué d’avoir de bons contacts pour accéder aux bons investisseurs. Tout prend du temps. Une start-up française n’en a pas les moyens », constate Christophe Garnier, qui a travaillé six ans dans la Silicon Valley avant de s’installer à New York en 2005.

« L’idée, c’est d’apporter à ces entreprises françaises un réseau et un savoir-faire. Nous pouvons aussi les conseiller sur le marketing digital, l’adaptation au marché américain, éventuellement les héberger : nous sommes flexibles. » Des ponts commencent à se construire, au fur et à mesure que le mot circule dans le milieu high-tech parisien. « J’ai déjà beaucoup de demandes », glisse Christophe Garnier. Le loft de Manhattan risque de voir débarquer du monde.

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Le site de Spark-Labs