Cécile Klaus, comme sur des roulettes à New York

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Quand Cécile Klaus enfile ses patins, ce vendredi d’octobre à Battery Park, petits et grands s’arrêtent pour regarder ou filmer la roller-danseuse se livrer à une démonstration, sur fond de soleil couchant.

Cécile Klaus est avant tout une danseuse. Elevée dans une famille d’artistes, elle commence dans cette discipline, inspirée par les chorégraphies de Michael Jackson. Son parcours l’amènera jusqu’à la prestigieuse école de danse Alvin Ailey à New York et la compagnie de danse contemporaine Jennifer Muller / The Works.

Le rollerdance est arrivé par surprise dans sa carrière, au hasard d’une balade à Londres. “Un pote m’a invité à me balader dans Hyde Park et c’est là que j’ai vu un groupe en train de faire du rollerdance, explique-t-elle. Ce fut la révélation pour moi, et comme j’avais déjà mes rollers aux pieds, je n’arrêtais pas de les espionner et d’imiter discrètement leurs pas”.

Peu de temps après, elle participe à un évènement Nike grâce auquel elle gagne une nouvelle paire de rollers. Ce qui permettra à la Française, fille d’un passionné de roller, de se perfectionner dans la discipline, née du patinage artistique sur glace et de l’explosion du disco dans les années 70.

Cécile Klaus décide en 2004 de monter son groupe Miss’ile, une équipe féminine de rollerdance qui deviendra une association en 2005, avec l’ambition de mettre en avant “le roller au féminin” . Elle recrute son amie Marjorie Phlippoteau, une “rideuse” qui compte parmi les plus douées de sa génération, ainsi que d’autres patineuses issues de milieux différents, comme le hockey, le saut en hauteur et le skate cross.

Le groupe fraichement formé se lance la même année dans les 24h du Mans en roller et par équipe. “On ne s’était pratiquement pas entrainées mais on a tout de même atteint la 4e place” . Aujourd’hui, l’association propose des sessions d’entrainement dans chaque discipline roller (vitesse, rollerdance, descente, slalom, street) afin de former des patineuses polyvalentes.

Arrivée à New York en 2004 pour rejoindre la prestigieuse école de danse Alvin Ailey, elle fréquente aussi la Central Park Dance Skaters Association, organisatrice des célèbres sessions de roller à Central Park. Ses contacts lui permettent rapidement de participer à des opérations de promotion pour des marques comme Winamax ou encore Adidas.

Selon Cécile Klaus, les Etats-Unis offrent plus d’opportunités que la France dans l’univers du rollerdance. “Depuis l’explosion des années disco, ils ont amélioré le son et la surface des boîtes de nuit et des patinoires à roulettes. Ils ont perfectionné la qualité des patins, multiplié leur fabrication et aussi la productions de films incorporant beaucoup le rollerdance, développe-t-elle. Ça reste le pays qui possède le plus de patinoires pour rollers. Il y a très longtemps, on en avait beaucoup en France. Puis, elles ont toutes fermé et on s’est contenté de danser dans la rue” .

De retour en Europe avec son expérience américaine en poche, Cécile Klaus participe à des comédies musicales (“Oui-Oui et le cadeau surprise” , “Oui-Oui et le grand carnaval”), et auditionne pour le nouveau clip d’Avicii “You make me feel”. Elle décroche une participation alors qu’une bonne partie de la communauté rollerdance de New York avait tenté sa chance. “J’avais un solo déjà prêt avec différents styles de danse en patin. J’ai présenté ça et du freestyle, et ils m’ont rappelé” , se félicite Cécile Klaus.

Depuis son retour à New York en 2013 avec un visa d’artiste, elle multiplie les projets. Son objectif: “être reconnue comme chorégraphe et surtout faire des tournées un peu partout dans le monde” . Elle a des travaux dans les cartons, dont “un spectacle de rollerdance qui portera sur l’histoire de cette discipline. Je suis à la recherche de producteurs et d’investisseurs pour m’aider à mener ce projet à bien.

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