Cantona s’offre le rêve américain

Cantona et New York dans la même phrase : le Cosmos vend du rêve. Eric Cantona, 44 ans, star du foot devenu acteur, a signé comme directeur sportif du club new-yorkais le Cosmos. Va-t-il se concentrer sur la constitution d’une équipe pour le moment inexistante ou en profiter pour déclarer la guerre aux banquiers de Wall Street ? Dans les deux cas, le roi est de retour.

Il associe son nom à un club mythique. Le Cosmos fut pendant des années le club étendard du football aux Etats-Unis, financé à partir 1971 par le boss de la Warner, Steeve Ross, qui réussit à intégrer Pelé dans l’équipe et à faire de ce club à succès un synonyme de bon foot, de fêtes et d’excès.  Mais la ligue nord-américaine fait faillite et en 1985, le club ferme.

Jusqu’à son réveil en grandes pompes, à l’été 2010. L’entrepreneur anglais Paul Kemsley rachète le nom du club et veut faire renaître la légende. L’objectif annoncé ? Relancer le foot à New York et amener l’équipe en ligue 1 au plus vite. « On veut que les gosses sachent ce qu’était, ce qu’est le Cosmos et on veut ramener le rêve footballistique à New York », commentait en août dernier Joe Fraga, le directeur exécutif du club, interrogé par le New York Times.

Pour y parvenir, rien n’est top beau.  Un directeur honoraire est nommé : Pelé. Parmi les membres de l’équipe dirigeante : Rick Parry du Liverpool FC, le joueur Cobi Jones comme directeur sportif adjoint, la rumeur laisse entendre que David Beckham rejoindrait la belle équipe une fois son contrat terminé à Los Angeles.

Et Eric Cantona, comme cerise frenchy sur le gâteau. Le célèbre numéro 7 de Manchester United à la retraite depuis 97, élu joueur du siècle par le club en 2001, a déclaré par communiqué :« Je suis très honoré de rejoindre un club aussi légendaire que le Cosmos. C’est un beau projet. Le Cosmos est un très bon club, bien fait, qui possède une riche histoire. Une sorte de mélange entre le football et l’art. Je ferai tout mon possible pour aider le club à redevenir numéro 1 aux Etats-Unis et l’un des meilleurs clubs au monde dans les années à venir. »

Mais il y a un peu de travail avant que le Cosmos ne revienne au top : constituer une équipe de toutes pièces et trouver un lieu où l’entraîner, puisque le club n’a actuellement toujours pas de stade.