Brice Mousset, le danseur qui ne devait pas l’être

Agenda

 

"Travailler", par Oui Danse, les 11 et 13 janvier

Baruch's Nagelberg Theater, 55 Lexington Avenue

Tickets ici

Plus d'informations sur Oui Danse ici

“Je n’étais pas destiné à danser, c’est arrivé très tard”. Dans un diner typique entre la 9ème avenue et la 53ème rue, après l’un de ses cours, Brice Mousset explique avec franchise ce qui l’a amené à la tête d’une compagnie de danse.

Danseur et chorégraphe reconnu en Europe et aux Etats-Unis, il n’a pas le parcours dit “classique”. Contrairement à nombre de ses confrères, il effectue une scolarité normale. Pas de cursus sportif à emploi du temps aménagé mais un bac scientifique option S.V.T. Il pousse même le bouchon jusqu’à faire des études de psychologie. Ce n’est que lorsqu’il cherche, avec ses amis, une activité extra-scolaire qu’il se dirige vers la danse.

La danse contemporaine d’abord. “C’était hors de question pour moi de faire de la danse classique car je ne supportais pas de porter un collant, je sais pas pourquoi mais je refusais d’en entendre parler à cause de ça. Plus tard, j’ai découvert que les danseurs classiques étaient des athlètes incroyables et surtout, très masculins, contrairement aux idées reçues”, raconte Brice Mousset.

Très vite, ses professeurs le poussent à prendre de plus en plus de cours. “Ils disaient que j’avais des capacités innées pour la danse. Une façon de bouger qui les intéressait beaucoup, ils ont cru en moi alors que je débutais à peine”, poursuit Brice Mousset. Leur encouragement l’amène à se rendre à Paris pour se perfectionner. Il commence alors quelques auditions.

Il y enchaîne les contrats. Des plateaux télé aux spectacles Disney en passant par un an à suivre la comédie musicale “Les Dix Commandements”, Brice Mousset est polyvalent et perfectionniste. Devenu passionné, il part en tournée en Italie dans une compagnie qui change sa vision de la danse. “C’était une compagnie dirigée par un Américain. J’y ai donc appris deux nouvelles langues (l’italien et l’américain, ndlr) mais aussi revécu le “show à l’américaine” que j’avais déjà connu et aimé chez Disney. Une manière de travailler très cadrée et organisée que j’admire particulièrement et qui m’a poussée à m’installer aux Etats-Unis”, raconte-t-il.

Cela fait cinq ans qu’il habite New York. Cinq ans qu’il danse, chorégraphie et enseigne la danse contemporaine au Peridance Capezio Center, à la French Academy of Ballet ou encore au Broadway Dance Center. Il a notamment chorégraphié pour la mythique compagnie Alvin Ailey. “Je suis tombé amoureux de cette danse. Elle est très technique et laisse aussi libre cours à l’imagination : il faut connaître les bases de la danse pour pouvoir les déstructurer et libérer son corps”, dit-il. Ses cours sont presque toujours pleins. Des danseurs classiques du New York City Ballet aux breakdancers de Harlem, il arrive à partager son amour pour le mouvement. Il a même ouvert un cours aux “débutants avancés”, le lundi, pour les plus novices, et se rend souvent en Europe pour des Master Class.

En octobre dernier, il a monté sa propre compagnie de danse contemporaine: OUI Danse. Un projet qui lui tient à coeur et qu’il espère voir évoluer. La compagnie présentera son premier travail, “Travailler”, les 11 et 13 janvier dans le cadre de REVERB Dance, un festival d’APAP, le prestigieux rendez-vous international des arts performatifs. “Nous espérons être “achetés” par un théâtre, faire des tournées… A travers OUI Danse, je veux apporter la danse contemporaine que j’ai toujours pratiquée, entre le style américain et européen, conclut Brice Mousset. Je veux la faire aimer au petit copain de la danseuse qui vient pour lui faire plaisir.”

Agenda

 

"Travailler", par Oui Danse, les 11 et 13 janvier

Baruch's Nagelberg Theater, 55 Lexington Avenue

Tickets ici

Plus d'informations sur Oui Danse ici