Botify, la start-up française dont eBay ne peut plus se passer

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Le site de Botify

Imaginez un programme qui scanne intégralement chaque page du site internet de votre société, dans le but de détecter ce qui intéressera les utilisateurs et de rendre optimal le référencement sur Google ou tout autre moteur de recherche.

C’est ce que propose Botify, une start-up française fondée à Paris en 2012 par Thomas Grange et Adrien Ménard qui travaillaient tous les deux chez Iprospect, une société de marketing digital.

Ils se sont alliés à l’un de leurs clients, Alexandre Boucherot, pour lancer une technologie qui effectue un travail de recherche ultra-poussée appelé “crawling”. A la clé: une augmentation du trafic sur le site et du chiffre d’affaires. « En moyenne nos clients voient le trafic augmenter de 35%, confirme Adrien Ménard, PDG de Botify. On s’est rendu compte que Google a beaucoup de mal à accéder aux pages des sites. Leur job, c’est de trouver du contenu, de l’indexer et de le proposer à la personne qui fait une recherche. Or les moteurs de recherche contrôlent mal et mettent en avant des choses pas forcément intéressantes tout en laissant de côté du contenu capital ».

En quatre ans, la start-up a connu un développement quasi-exponentiel. Très présente sur le marché européen avec des clients comme Sarenza, le Monde, Lagardère ou encore la Redoute, Botify a ouvert un bureau à Londres et vient de s’installer à New York. Pari gagné: la jeune pousse française compte parmi ses clients américains des mastodontes comme eBay, Airbnb ou encore Expedia.

« L’implantation aux Etats-Unis était une évidence pour nous dès le début, raconte Adrien Ménard, qui dirige le tout nouveau bureau à deux pas du Flatiron Building. On a toujours imaginé que le succès sur le long terme dépendrait de notre capacité à vendre à l’étranger et notamment aux Etats-Unis ». Sa présence à New York, Botify la doit en partie à une levée de fonds de 6, 6 millions d’euros en janvier 2016 auprès d’Idivest Partners et de Ventech.

Si Botify se lance à la conquête du marché américain, la société n’entend pas déplacer le bureau d’études installé à Paris : « Le logiciel est développé à Paris, puisque nous avons en France de très bons ingénieurs », reconnait Adrien Ménard. Lui est diplômé d’école de commerce et son associé Thomas Grange a un profil d’ingénieur.

L’objectif de Botify est de développer sa clientèle américaine et de devenir encore plus incontournable. Pour ça, la start-up lance une campagne de recrutement à New York pour trouver des personnels dans la vente, le SEO et le “customer success” . « Les Etats-Unis représentent le premier marché mondial. Les clients demandent qu’on soit disponibles et donc près d’eux. Ils ont besoin d’identifier qui on est ».

 

 

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