Bobler

Dans un anglais parfait et avec une art consommé du pitch à l’américaine, Sophie Halliot promet de “révolutionner” la voix. “C’est, dit-elle, le seul média qui n’ait pas connu sa révolution “sociale”.

Bobler, qu’elle a co-fondé avec deux anciens de Sciences Po comme elle, passés par France Culture (Pierre Bouder et Marc Antoine Durand), fait partie des entreprises du voyage qui ont déjà connu leur succès en France. Leur application mobile de messagerie (qui permet d’envoyer des “bulles”, ou messages vocaux de 2 mns maximum) a déjà rassemblé 35.000 utilisateurs en 6 mois.

“Nous avons prouvé qu’un message vocal peut être aussi “viral” qu’un texte ou une vidéo. Une “bulle” réalisée par le Louvre a par exemple était partagée 5000 fois sur Facebook” dit Sophie Halliot.

Et bien sûr, l’entrepreneuse veut “ouvrir à New York”. “C’est l’endroit où il faut être, là où sont les décideurs, les leaders d’opinion dont on a besoin pour nous faire connaître”. Et puis il ya les fonds à lever: Bobler cherche un million d’euros pour financer sa croissance “or en France il n’y a pas vraiment d’industrie du social media, d’où la nécessité d’être ici”.

La France, ajoute Sophie Halliot, c’était parfait pour tester le produit, mais la taille du marché ne permet pas d’atteindre la rentabilité, sans compter que les Français adoptent lentement les innovations de manière générale. Il n’y a en France que 3 millions d’utilisateur de twitter par exemple”. Pour réussir à imposer Bobler, Sophie et ses co-fondateurs ont besoin de grandir vite, et pour ça “il faut venir en Amérique”.

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