BlueLA, l’Autolib’ californienne de Bolloré, démarre à Los Angeles

Crédits: Josh Fogel

C’est parti ! Les voitures électriques en auto-partage du groupe français Bolloré débarquent enfin à L.A. Vendredi dernier, le maire de Los Angeles, Eric Garcetti, a officiellement inauguré à MacArthur Park, la première station du réseau BlueLA, l’équivalent californien du service AutoLib’ à Paris.

Très facile d’utilisation, la voiture présente l’avantage de pouvoir être utilisée avec la “TAP card”, cette carte de transport incontournable que les Angelenos utilisent déjà dans le métro et le bus. En plus d’être plutôt confortable et de posséder un assise haute offrant une bonne visibilité, BlueLA est équipée d’un GPS et d’un bouton qui permet d’appeler directement le service client à Paris, en cas de pépin.

Disponible 7j/7, 24h/24, la voiture peut être louée à la minute ou grâce à un abonnement mensuel. Les tarifs n’ont pas encore été fixés mais devraient coûter entre 15 et 80 cents la minute, avec des tarifs dégressifs en fonction de vos revenus. La mairie veut en effet aider en priorité les familles les moins aisées et les jeunes qui n’ont pas les moyens de rouler en électrique.

Installée à l’intersection de la 7e rue et de Bonnie Brae, la station-test sera dans un premier temps utilisée pour des démonstrations, jusqu’à sa mise en service fin juillet. D’autres stations seront ouvertes à cette date dans les quartiers de Downtown, Koreatown et Echo Park. Au total, BlueLA devrait compter une centaine de voitures sur les routes et quelque 200 stations de rechargement.

De gauche à droite: le sénateur californien Kevin de Leon, le maire de Los Angeles Eric Garcetti, le directeur général de Blue Solution Serge Amabile, et l'élu de l'Assemblée de Californie Miguel Santiago
De gauche à droite: le sénateur californien Kevin de Leon, le maire de Los Angeles Eric Garcetti, le directeur général de Blue Solutions Serge Amabile et l’élu de l’Assemblée de Californie Miguel Santiago, avec sa fille. Crédits: Josh Fogel.

Une jolie victoire pour le groupe Bolloré, qui a d’abord testé son système de car-sharing à Indianapolis, en 2015. “Notre premier lancement dans l’Indiana nous a permis de voir comment le marché américain répondait à l’offre d’auto-partage de voitures électriques”, explique Serge Amabile, directeur général de Blue Solutions.

“Je pense que ce qui a fait la différence avec les autres candidats qui ont répondu à l’appel d’offre de la mairie de Los Angeles, c’est que nous étions aussi les seuls à proposer un service de voiture 100% électrique” ajoute Hervé Muller, vice-président de Blue Solutions en Amérique du Nord. “Ce n’est pas le cas de notre principal concurrent, ZipCar. Or LA a deux objectifs: fluidifier sa circulation et protéger l’environnement. Nous étions donc parfaitement alignés en terme de vision”.

Deux semaines après le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris, le lancement de BlueLA avait presque des allures de meeting politique. “Nous allons combattre le changement climatique, même si cela doit se faire sans Washington”, a lancé le sénateur californien Kevin de Leon, sous les applaudissements des habitants du quartier de MacArthur Park, l’un des plus plus pollués de la cité des anges.