Bilinguisme: Non tout n’est pas joué à 6 ans!

(Article Partenaire) En matière de bilinguisme, comme dans toutes les questions d’éducation, la sagesse populaire n’est pas forcément la meilleure conseillère: non tout ne se joue pas forcément avant 6 ans.

Certes, de nombreuses études scientifiques montrent les avantages du bilinguisme précoce sur le cerveau, mais si vos enfants n’ont pas intégré une maternelle bilingue, il n’est pas trop tard à 6, 7, 8 ou 9 ans. Car au moins autant que l’âge d’exposition au bilinguisme, c’est le degré d’immersion qui compte et fait la différence.

C’est cette philosophie qui est derrière le programme FLI (French Language Immersion) tel qu’il est enseigné au Lycée Français de San Francisco. Cette classe, animée par une enseignante spécialisée dans l’enseignement du Français langue étrangère, accueille des enfants du CP au CM2 (admission en CM1 dernier délai) pour une introduction douce et personnalisée de la langue. Le programme s’adresse à des enfants déjà exposés au français mais pas scolarisés en français ; ou encore à des enfants non francophones mais déjà bilingues par ailleurs (et qui peuvent ainsi acquérir une troisième langue).

L’une des motivations principales pour intégrer le FLI est souvent la réalisation, par les familles, que parler français à la maison “ne suffira pas”. L’oubli de la langue maternelle est un phénomène bien connu des spécialistes, et «peut être total si une seconde langue devient dominante avant 8 ou 9 ans », âge auquel un enfant sait lire et écrire, affirme Barbara Abdelilah-Bauer, auteur du Défi des enfants bilingues. Bien des familles françaises expatriées qui avaient d’abord choisi l’école “monolingue” pour leurs enfants, préoccupés qu’ils étaient de leur permettre d’apprendre au plus vite l’anglais, s’aperçoivent que développer un bon niveau de français quand celui-ci n’est qu’une “langue minoritaire” -parlée seulement à la maison, et parfois par un seul des deux parents- est une gageure.

La règle des 25 heures

Les querelles de spécialistes (ou de moins spécialistes) ne manquent pas quant à la “bonne méthode” qui permettrait, à la maison, de garantir le bilinguisme, et donc la sauvegarde de la “langue minoritaire” (celle qui ne domine pas l’environnement social). Entre partisans de l’OPOL (One parent-one language, où chaque parent parle sa propre langue avec l’enfant) et ceux de la MILAH (Minority Language at Home, qui préconise que seule la langue minoritaire soit parlée à la maison, même si elle n’est pas la langue maternelle des deux parents), chacun arrive en réalité à la même conclusion: ce qui compte, c’est moins le système employé que le temps passé dans la vie de l’enfant à pratiquer la langue en question. Et là, entre constatations empiriques de parents et recherche universitaire, une règle non écrite a fini par se dégager : pour espérer atteindre le bilinguisme, il faut que la « langue minoritaire » occupe au moins un tiers du temps éveillé de l’enfant, ce qui équivaut à environ 25 heures par semaine (ou 3 à 4 heures par jour).  Pour la plupart des familles, le calcul est vite fait : en dehors de l’école point de salut, en tout cas impossible d’arriver au temps nécessaire pour atteindre le bilinguisme.

D’un point de vue pédagogique, cette nécessité horaire se traduit dans le système dit de l’immersion. Cette philosophie a vu le jour au Québec, lors de la “Révolution tranquille” francophone dans les années 1960, mais ce sont des anglophones qui en sont à l’origine. Convaincus que leurs enfants ne pourraient pas réussir au Québec sans maîtriser la langue de Molière, ils se sont battus pour imposer l’enseignement “en immersion” en français dans leur école anglophone. Depuis, l’immersion bilingue a fait école bien au-delà des frontières du Canada et est devenu le modèle incontournable. Tel qu’il est pratiqué dans le programme FLI du Lycée Français de San Francisco, il s’agit d’immerger les enfants en français pendant plusieurs heures par jour, dans le but de leur permettre de rattraper le niveau des enfants qui ont reçu un enseignement en français depuis la maternelle. Le FLI est donc temporaire, et dure en général de quelques mois à deux ans, selon les enfants. Au terme de cette période, les enfants intègrent à temps plein leur classe d’âge qui leur est familière puisqu’ils auront déjà partagé les temps en anglais.

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A propos du Lycée Français de San Francisco: L’établissement offre un programme français et accrédité par le Ministère de l’Éducation Nationale, qui est complété par un programme d’anglais exigeant qui met l’accent sur l’apprentissage des langues. Le français y est la langue première des apprentissages. Les enfants bilingues, excellents candidats pour l’apprentissage d’autres langues, pourront commencer l’espagnol en élémentaire, et plus tard auront le choix de l’allemand, du mandarin et du latin. Cette année encore, la promotion de bacheliers du LFSF, de par leur profil multilingue et multiculturel, bénéficieront d’un avantage déterminant dans leur expérience universitaire en France, en Europe, en Amérique du Nord ou dans le monde.

Contact : [email protected] | www.lelycee.org

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