Ben l’Oncle Soul, dans les pas de ses maîtres à Harlem

Infos pratiques

 

"Je suis soul" à l'Apollo Theater

Samedi 5 décembre, 8pm

Apollo Theater, 253 W 125th St, New York

Tickets ici

Vêtu de costumes en tweed rétro, nœuds pap’ et lunettes Ray Ban: à première vue, Ben l’Oncle Soul semble tout droit sorti des Sixties.

Originaire de Tours, Benjamin Duterde de son vrai nom, s’est fait connaître en 2010 avec son album « soul wash », où il reprenait plusieurs succès pop des années 90 et 2000, tel que « Barbie Girl » d’Aqua ou « Seven Nation Army », version soul. Son style décalé plaît. « Quand on écoute de la soul toute la journée, on a l’impression d’être décalé dans les époques, alors que la pop est partout. On voulait faire un clin d’œil à notre génération » avec ce morceau:

http://youtu.be/C4XKNNl31Gc

Pourtant, il l’affirme: malgré son style musical et vestimentaire rétro, il se sent bien dans son époque et sa culture. « Je suis content de m’ouvrir, de faire évoluer ce genre en 2015. C’est la musique que j’ai envie de faire. Je n’ai pas l’impression d’être né à la mauvaise époque ni au mauvais endroit ».

Merci maman

Il découvre la soul grâce à sa mère : « J’ai baigné dans les rythmes de la maison, c’est ma mère qui a démarré ma passion de la musique et du soul. Elle écoutait beaucoup ce genre ». À 16 ans, il s’inscrit dans un groupe de gospel puis se crée un profil sur la plateforme musicale Myspace. Il commence à faire des petits concerts dans des cafés parisiens.

C’est à cette époque qu’il commence à se faire connaître comme « Oncle Ben », un surnom qui lui vient du lycée, ses camarades le surnommaient ainsi car il portait des nœuds papillons appartenant à son grand-père. Mais ne pouvant pas utiliser ce nom à cause de la marque de riz Uncle Ben’s », il devient « Ben l’Oncle Soul ».

Après le succès le son premier album « Soul Wash », il sort au printemps dernier un deuxième album intitulé « À coup de rêve », enregistré aux Etats-Unis avec le groupe californien Monophonics. Un album plus personnel. « Ce sont que des compositions originales, des messages d’espoir, les rêves qui m’ont construit, les passions et valeurs qui m’animent ».

Sur les pas de ses idoles

Le chanteur entonnera ses mélodies lors de la soirée “Je suis soul” au mythique Apollo Theater, samedi 5 décembre, avec Les Nubians et Manu Dibango. « J’ai programmé des morceaux spéciaux, des clins d’œil aux artistes passés avant moi, glisse-t-il. La majorité des artistes que j’adore sont passés là-bas comme Otis Redding, James Brown, Aretha Franklin, Steevie Wonder, Bob Marley et Lauryn Hill ».

Ce n’est pas la première fois qu’il se produit sur la terre de ses idoles du soul. En 2011, il avait chanté à New York, Chicago, San Francisco et Pasadena. Les Etats-Unis l’inspirent musicalement : « j’ai une culture musicale afro-américaine (…) je vis la plupart du temps aux États-Unis, je parcours pas mal l’Amérique pour rencontrer des musiciens comme les Monophonics avec qui je joue en ce moment”.

Le public le lui rend bien. « il est vraiment ouvert, il est là pour faire la fête, danser (…) On a aussi l’impression de le connaître car on entendait ce public dans les enregistrements live de la musique soul des artistes américains que j’écoutais. On ressentait son énergie.”

 

 

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"Je suis soul" à l'Apollo Theater

Samedi 5 décembre, 8pm

Apollo Theater, 253 W 125th St, New York

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