Axelle Red, la plus belge des New-Yorkaises

Les organisateurs de la fête nationale belge à New York ne pouvaient rêver de plus digne représentante d’une Belgique unie: Axelle Red, une artiste originaire de Flandres, vivant à Bruxelles mais chantant principalement en français.

C’est la première fois que la jolie chanteuse rousse de 44 ans se produira dans la Grosse Pomme. « Ce n’est d’ailleurs pas très logique que ce soit la première fois car ma musique est très américaine avec beaucoup d’accords soul. J’ai aussi longtemps collaboré avec un batteur et un bassiste new-yorkais. Et même si la plupart de mes chansons sont en français, j’ai enregistré tous mes albums à Memphis et à Nashville, réagit la chanteuse. Je suis très contente de jouer au Highline Ballroom, une salle mythique pour moi. J’y ai déjà écouté des musiciens que je connais bien sans savoir que je m’y produirais un jour », ajoute-t-elle.

“Un petit peu new-yorkaise”

Axelle Red affectionne particulièrement New York qu’elle visite au moins deux fois par an, « c’est à chaque fois une nouvelle découverte », s’enthousiasme-t-elle. C’est d’ailleurs dans la Grosse Pomme que la première version du clip de son tube Sensualité a été tournée au début des années ’90. Ses quartiers préférés ? SoHo, TriBeCa, où elle loge souvent, ainsi que East Village: « J’étais récemment en studio dans East Village, avec le réalisateur Mark Plati qui a notamment travaillé avec David Bowie et Alain Bashung. C’est un quartier qui m’inspire énormément, avec ses nombreux artistes, même s’il est devenu au fil des ans un peu trop clean à mon goût, regrette la chanteuse. Je me sens très très bien à New York, j’y ai beaucoup d’amis. Tout est possible même s’il faut parfois faire beaucoup de bruit pour être remarqué, déclare-t-elle. Je me sens un petit peu new-yorkaise, c’est une ville qui me ressemble énormément et surtout la New-Yorkaise qui part pour le week-end à Woodstock cultiver son petit potager. D’un autre côté, je ne pourrai pas vivre tout le temps à la campagne, cela me rendrait folle, j’ai aussi besoin de l’énergie de la ville», renchérit Axelle Red en riant. Cette version bio de la citadine sied plutôt bien à son mode de vie actuel: « En Belgique, je vis à la campagne, nous avons un potager, nos propres vaches… Nous vivons presque en autosuffisance mais, en seulement un quart d’heure, je peux rejoindre le centre de Bruxelles», ajoute-t-elle.

« La langue dans laquelle je chante n’a pas d’importance »

C’est au début des années 1990 avec les singles Sensualité, Je t’attends ou encore Le monde tourne mal qu’Axelle Red s’est fait connaître. Son premier album Sans plus attendre s’est écoulé à plus de 600 000 exemplaires, la propulsant sur la scène musicale internationale. En 1999, elle reçoit la Victoire de la Musique de l’artiste féminine de l’année. En 2002, le titre Manhattan-Kaboul en duo avec Renaud sur les attentats du 11-Septembre a été le morceau le plus diffusé de l’année en France. Ses albums Face A/Face B (2002) et French Soul (2004), hommage à la musique soul américaine, remportent aussi un vif succès. Après avoir sorti un album entièrement en anglais, Sisters and Empathy, en 2009, Axelle Red est revenue à la langue de Molière sur son dernier album Un coeur comme le mien, aux accents plus blues. Elle planche actuellement sur son prochain opus dont le single devrait sortir avant la fin de l’année. « Tout est prêt sauf…les voix », confie-t-elle sur un ton amusé. La chanteuse prévoit un répertoire varié pour son concert new-yorkais, composé de nouvelles chansons et de titres plus anciens chantés en français et en anglais: « La langue dans laquelle je chante n’a pas d’importance. J’aime réadapter mes anciens titres, les faire évoluer, c’est comme ça que je continue à m’amuser. »

Infos pratiques : 

Axelle Red en concert au Highline Ballroom, à New York. 437 West 16th Street. samedi 21 juillet, à 19h. Portes ouvertes pour la fête nationale belge dès 14h. Entrée 38$. Plus d’informations ici