Dans le Maryland, un centre équestre très français

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Le site de Rosary Stables

En France, Aurélie Vilmer réservait ses week-ends à sa passion pour l’équitation. Alors que cette ingénieure de formation travaille dans un groupe de clinique vétérinaire, elle décide de suivre son mari Thomas aux Etats-Unis. Elle se lance alors dans un projet qui, selon elle, “n’aurait pas été possible en France”: la construction d’un centre équestre.

Cette passion pour les chevaux vient de mon enfance, quand j’ai pris mes premiers cours de poney au centre aéré à Fontainebleau, se rappelle-t-elle. Pourtant, personne de ma famille n’avait approché un cheval avant moi“. Plus tard, elle décide de poursuivre une formation à la Société hippique nationale de Fontainebleau.

Dès son arrivée, le couple cherche un ranch qu’il pourrait reconvertir en centre équestre à la française. Ils épluchent les annonces pendant plusieurs semaines, avant de tomber sur une propriété dans la ville d’Upper Marlboro, située dans le comté du Prince George (Maryland).

Ils finissent par tomber amoureux d’une maison avec une grange à retaper, tout près du Gillis Falls Park. “On voulait une maison habitable avec plusieurs bâtiments pour accueillir les chevaux, mais on a rien trouvé qui aurait pu nous satisfaire, se rappelle Aurélie Vilmer. On a fait appel à la communauté Amish pour nos travauxOn a vraiment aimé travailler avec eux, ils ont fait un travail excellent!“.

Neuf mois après l’achat d’un terrain à Upper Marlboro, Rosary Stables ouvre officiellement le 1er février 2017. Depuis maintenant plusieurs mois, “avec le parc à quelques mètres de notre centre, j’emmène les chevaux pour une promenade dans les bois, c’est l’idéal“, glisse Aurélie Vilmer. 

À Rosery Stables, on est loin du ranch à l’américaine. Quotidiennement, la Française s’occupe de six chevaux, entraînés par ses soins. Elle donne également des cours, et s’est vite rendue compte que l’approche n’est pas la même aux Etats-Unis. En France, nous avons la fédération nationale d’équitation, qui demande à ce que l’on passe des ‘galops’”, rappelle-t-elle. Aux Etats-Unis, il n’y a aucun “niveau” à passer et “n’importe qui peut acheter un cheval“, souligne-t-elle. Quand elle explique à ses clients qu’il faut apprendre à connaître son cheval pour commencer à le monter, elle change leur manière de voir. “Je ne fais pas de cours à l’américaine. Pendant mes sessions, je dis tout ce qui ne va pas, et finalement, mes élèves apprécient cette franchise“, explique-t-elle.

Washington, c’est aussi une mine à cavaliers de haut-niveau. Sans le savoir, le couple s’installe dans une région où de nombreux concours ont lieu les week-ends. Aurélie Vilmer ne fait pas ces compétitions sans sa jument, Charkra, importée de France. “Nous avons rencontré des cavaliers très connus et de très haut-niveau, c’est incroyable“, confie-t-elle, parlant notamment de Boyd Martin, qui fait partie de l’équipe olympique américaine. 

Mais la cavalière ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Elle s’apprête à “organiser des stages intensifs pour les cavaliers confirmés visant les concours“, mais également à passer un “certificat d’instructeur pour être reconnue dans le milieu” aux Etats-Unis. Hue !

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