Au MAD, une exposition de poussière

Dans l’une des salles du Museum of Arts and Design, du papier-peint. Sur ce papier-peint, des fleurs noires. Lorsque le visiteur se rapproche de ces fleurs, il remarque que celles-ci ont été réalisées à base de… poussière.

Cette œuvre, signée par l’artiste anglaise Catherine Bertolo, est l’une des 34 pièces présentées dans le cadre de l’exposition Swept Away. Les travaux exposés ont été réalisés par 25 artistes internationaux à partir de poussière, suie, cendre ou encore de fumée.  Photographie, installations, peintures, sculptures et vidéos: le visiteur est surpris par tout ce qui peut être réalisé à partir de ces éléments. Le but pour David McFadden, le commissaire de l’exposition, est de trouver la poésie dans ce qui nous repousse. « Les artistes dans Swept Away ressuscitent des matériaux négligés de la vie quotidienne », dit-il.

Parmi les œuvres, on note une installation d’échantillons de sol ramassé dans les cinq borough de New York. Elle a été confectionnée par Margaret Boozer, une artiste américaine connue pour réutiliser des matériaux ramassés dans la nature pour créer des œuvres. Treize photos montrant les sculptures de pierre, neige et de boue du Britannique Andy Goldsworthy sont également visibles.

Une des œuvres les plus marquantes de l’exposition est celle du grapheur brésilien Alexandre Orion. L’œuvre est visible seulement en vidéo. Elle montre l’artiste appliquer un chiffon sur les parois d’un tunnel de Sao Paolo noirci par la pollution. Il se sert ensuite de ce chiffon pour dessiner des crânes sur environ 160 mètres. Plus minutieux, le travail de l’artiste américain Jim Dingilian. Ce dernier a dessiné des paysages naturels d’une précision surprenante sur le verre de bouteilles calcinées.

Infos pratiques :

Swept Away: Dust, Ashes, and Dirt in Contemporary Art and Design. Du 7 février au 12 août 2012. Museum of Art and Design. 2 Columbus Circle. Pour plus d’informations ici