Au premier salon Bien Vivre à New York, les questions pas si bêtes des expats

Ils sont arrivés à New York depuis quelques semaines, quelques mois ou plusieurs années, mais tous avaient des questions à foison. Près de 500 Français de New York sont venus samedi 7 septembre au tout premier salon Bien Vivre à New York, organisé par French Morning, et soutenu par USA France Financials, sous le haut patronage d’Anne Claire Legendre, Consule Générale de France à New York.

Arrivée il y a à peine plus d’un mois pour suivre son mari américain, Justine, fiscaliste de profession, est venue pour la conférence “Gérer votre patrimoine et votre fiscalité franco-américaine” afin profiter de l’expertise d’Alexandre Quantin, de USA France Financials, de Jean-Philippe Saurat de Massat Consulting et de Maître Alexandre Leturgez-Coïaniz. “J’ai aussi eu la bonne surprise de découvrir qu’il y avait des écoles bilingues présentes, car l’éducation bilingue va être un sujet important pour nous”.

D’autres sont là depuis plus longtemps, comme Thomas et son épouse. Arrivés il y a un an-et-demi en visa H1B, ils étaient venus pour la conférence “S’expatrier en famille, les impacts juridiques”, de Me Hélène Carvallo. “C’est vraiment bien pour nous aider à naviguer le maquis des différences des systèmes français et américains”, dit Thomas. Eux qui confessent lire assidûment French Morning depuis la préparation de leur départ ont trouvé dans l’évènement “un complément “live” très utile”.

Les conjoints, ceux qui ont “suivi” un ou une expat, ont pu entendre les témoignages d’autres passés par la même expérience avant eux, lors de la session “Vivre l’expatriation en couple”, modérée par par Julie Filiot Luyindula, avec notamment la psychologue Bérénice Boursier. Un peu plus tard dans la journée, ces conjoints étaient aussi nombreux à écouter Amel Derragui, fondatrice de Tandem Nomad, parler reconversion professionnelle et donner ses conseils sur “comment se réinventer en lançant son business”.

Les neuf conférences proposées, et les quelque 20 experts présents balayaient un large éventail des préoccupations des expatriés français. Il a notamment été question de comment se construire un “historique de crédit” (“credit history”) lors d’une conférence sur ce sujet épineux, véritable casse-tête pour les Français qui envisagent de s’installer durablement sur le sol américain. Les intervenants, qui comprenaient Tal Nissenson de Credit Stacks, ont exhorté les participants à ne pas attendre pour obtenir une carte de crédit et ont donné des clefs pour se bâtir un historique positif, condition essentielle pour acheter une maison ou acquérir une voiture par exemple.

L’expression “choc culturel” est aussi beaucoup revenue pendant la journée, au travail ou à l’école, mais aussi jusque dans les rayons des supermarchés, avec la conférence d’Estelle Tracy et Magali Chassard intitulée “Guide de survie alimentaire”, prise d’assaut par des Français soucieux de bien manger à des prix raisonnables. 

Et comme dans toute conversation entre New-Yorkais, on a aussi beaucoup parlé de logement. Dans une ville où les habitants dépensent en moyenne 60% de leur revenu pour se loger, acheter devient vite une priorité. Lors de la conférence “Acheter à New York”, Renaud de Tilly, le fondateur de Tilly Real Estate, et Hervé Linder, avocat, ont souligné que le marché local était devenu un “marché d’acheteur” depuis plusieurs mois.

Donald Trump a même fait quelques apparitions, notamment lors de la conférence de Me Sophie Raven, consacrée aux extensions et renouvellement de visas. “Depuis deux ans, la plupart des procédures sont plus longues qu’avant, et les règles sont appliquées plus strictement”, a souligné l’avocate.

La leçon d’un salon comme celui-là, c’est qu’être expatrié ce n’est pas seulement une série de problèmes, ce sont aussi des opportunités, notait Alexandre Quantin, de USA France Financials, spécialiste de la gestion de patrimoine pour les Français aux Etats-Unis. Par exemple en matière patrimoniale, le fait d’être résident américain ouvre accès à des produits et des opportunités qui n’existent pas en France. C’est essentiel d’en être informé pour bien préparer son avenir financier”.

Les exposants présents: