Diaporama: l’Aquitaine rejoint New York

Pier 7, Red Hook, Brooklyn. Un énorme navire a jeté l’ancre entre Brooklyn et Manhattan. En l’approchant, on remarque un drapeau français en proue.

La frégate européenne multi-missions (FREMM) l’Aquitaine est arrivée dans le port de Brooklyn le 10 avril. En mer depuis mi-janvier, le navire de guerre est en « déploiement longue durée ». « On a testé l’interopérabilité de notre système de combat avec le système américain. Jusque-là, tout va bien! », s’exclame le capitaine de vaisseau Benoît Rouvière. Avec l’arrivée à New York, on entame la partie plus froide, Saint Pierre et Miquelon, Canada, Islande, puis on retourne à Brest, on aura alors une petite idée de ce que vaut le navire ».

Le bâtiment est le premier de la série FREMM, un programme franco-italien qui comprend au total onze unités de défense, principalement vouées à la lutte anti sous-marine et la protection des sous-marins nucléaires. A terme, sa vocation est de remplacer les anciennes frégates de la marine française.

En plus d’être impressionnant par sa taille (142 mètres de long et 6.000 tonnes), l’Aquitaine l’est surtout par sa technologie de pointe. Le bateau est équipé de missiles Aster, de torpilles légères MU90 ainsi que du radar Herakles qui permet de détecter un avion à 250 kilomètres. A bord, seuls 94 marins travaillent, contre 250 sur les générations antérieures. La frégate peut être conduite par trois personnes seulement en passerelle et seuls deux marins sont nécessaires pour contrôler les salles des machines. « L’objectif est de réduire le coût de possession global du bateau », souligne capitaine de vaisseau.

Avant New York, le navire s’est arrêté à Norfolk, port emblématique de la Marine américaine, pour un exercice d’« Independent Deployer ». L’objectif est de vérifier les capacités du bâtiment et de conduire des opérations avec des marines étrangères« On a pu s’intégrer pleinement comme un bâtiment de la flotte américaine, raconte le commandant avec fierté. Les Américains ont été impressionnés : à 94 on fait la même chose qu’ils font à 200 à 300 !»