Une association francophone pour les enfants “dys” et précoces

Infos pratiques

 

Le site d'APEDA New York

Quand Alexandra Baxter est arrivée aux Etats-Unis, il y a un an et demi, elle était “un peu paumée” . Son fils de 8 ans était atteint d’une légère dyspraxie, un trouble neurologique qui complique la coordination des mouvements. Pour lui, lire de gauche à droite n’est pas automatique, par exemple. “Il fallait que je me reconstitue un réseau” de professionnels pour l’épauler.

Installée dans le Westchester, la maman a donc pris son bâton de pèlerin et rencontré d’autres parents dont les enfants sont atteints de troubles de l’apprentissage. Ensemble, ils ont créé une association : APEDA New York, chapitre new-yorkais de l’organisme français APEDA (Association française de parents d’enfants en difficulté d’apprentissage du langage écrit et oral), qui vient en aide aux parents francophones d’enfants dits “dys” (dyslexie, dyspraxie, dyscalculie, dysphasie, dysorthographie) ou précoces. C’est la première antenne américaine d’APEDA.

Ici, on ne parle pas forcement des soucis des enfants de la même manière. La communauté française est élitiste, sur-diplômée. C’est la crème de la crème. Dans ce contexte, il est peut-être plus difficile de montrer les failles? Je me pose la question” , explique Alexandra Baxter.

APEDA New York veut constituer un réseau de parents et de professionnels francophones des “dys” (psycho-motriciens, orthophonistes…) et organiser des discussions publiques autour de thèmes liés à l’apprentissage. La première, qui a eu lieu en janvier à Larchmont, avait pour sujet le stress des enfants expatriés.

Les parents sont également invités une fois par mois à participer à des groupes  de parole pour partager leurs expériences. “C’est salvateur de discuter entre nous, de parler. On se sent moins seul. Nous sommes confrontés aux mêmes frustrations, au mêmes soucis” .

L’association compte “25 parents” sur sa mailing list, mais estime qu’il pourrait y en avoir plus. “Il y a forcément des enfants avec des troubles dans la communauté. Il faut pouvoir en parler, affirme Alexandra Baxter. Il y a de la place pour ces enfants dans des écoles excellentes. On a affaire à des instituteurs qui sont motivés, qui ont plus envie que dans le système français et qui travaillent sur des effectifs plus petits” .

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