Antisémitisme et racisme religieux, la France nage en eaux troubles

Cette semaine, la presse américaine semble s’indigner contre la censure du groupe #UnBonJuif sur Twitter, rapporte la montée de l’Islam face au déclin catholique dans le Cher et pour finir appuie les clichés qui caractérisent la France.

Tweets “censurés” pour antisémitisme

L’affaire fait le tour des journaux américains. Twitter a décidé, après la demande de l’Union des Etudiants Juifs de France (UEJF) et de son président, Jonathan Hayoun, de supprimer le hashtag #UnBonJuif, jugé antisémite par la communauté juive. Aux Etats-Unis, comme on ne rigole pas avec la “liberté d’expression”, la presse outre-Atlantique en a fait ses choux gras.

“Vendredi, Twitter a donné son accord pour retirer des tweets racistes alors qu’une organisation française menaçait le réseau social de poursuite en justice”, accroche le site NPR.com… avant de répèter à deux reprises que “de nombreux pays européens ont des lois strictes contre les discours de haine visant des groupes spécifiques”, ce qui ne fait assurément pas partie des lois américaines. Le site web conclut son article sur le témoignage de Manuel Diaz, président de emakina.fr, bien sur mitigé quand à la suppression des posts “Twitter ne devrait pas censurer”, déclare-t-il.

Après avoir rapporté les faits, le New York Times cite les tweets indignés des opposants à cette mesure “Il vaut mieux éduquer que censurer. Honte à vous Twitter”, s’exclame haut et fort, et surtout derrière son écran, Andre, twitteur enragé. Ou encore le post de Craig McLeod, tout en subtilité “Qui décide de ce qui est antisémite et abusif ? #UnBonJuif #Censorship”. 

Croisades à Vierzon : il faut sauvez l’Eglise de Saint-Eloi !

C’est au tour de la montée de l’Islam en France de faire (encore) parler d’elle dans les quotidiens américains. Le 20 octobre, le Washington Post témoigne, en deux pages d’articles, d’une querelle religieuse prenant place dans le Cher.

Vierzon, ses 30 000 habitants et ses six églises toujours plus vides année après année. Vierzon, une ville où l’on ressent “un malaise de plus en plus visible face à une minorité musulmane grandissante”, écrit le Washington Post. Coeur du problème ; l’Eglise de Saint-Eloi n’a plus d’argent, il faut donc la vendre aux acheteurs qui se présentent : des Vierzonnais de confession musulmane.

Le curé Alain Krauth, lui, ne voit pas le problème “on ne peut que se réjouir que les musulmans de Vierzon soient en mesure de célébrer leur culte”, explique-t-il avec tolérance au Post.

Une déclaration que le journal américain ne résiste pas à compléter avec une analyse approximative de la situation française “Alors qu’ils représentent moins de 10% de la population, les musulmans sont souvent séparés dans des banlieues où le voile des femmes et le Ramadan deviennent la norme, éclipsant les traditions chrétiennes de la France”.

Et de renchérir avec le témoignage d’André Bériot, résident radical de la commune du Cher : “La perspective de vendre l’église de Saint-Eloi pour la convertir en mosquée est juste un autre signe de ce qu’il (André Bériot, ndlr) considère comme un rapide déclin de la civilisation française”. 

La France, son odeur de cigarette et ses traces de rouge à lèvres

Qui n’a jamais entendu parler des clichés que l’on attribue à la France et aux Français ? Libertins, romantiques, parfumés, amateurs de fromage et de bon vin, tout y passe. Cette semaine, le site internet NPR.com revient sur l’art à la française.

“Comme pour la nourriture, la mode, l’art ou le cinéma, il semblerait y avoir un style raffiné français quand il s’agit de composition”, ainsi débute l’article. Une annonce du nouveau disque de l’anglais Stephen Hough qui se transforme en ode à la France et ses clichés.

Le compositeur évoque avec admiration son image de la France en précisant que son album a une touche de ” “Frenchness” : L’odeur de la cigarette française, la trace de rouge à lèvres sur le col et légèrement trop de parfum, définition de toute parisienne qui est si fascinante pour nous tous”. 

Avec ça, la France n’a qu’à bien se tenir !