Un an de prison pour l’historien français voleur d’archives

Antonin Dehays, dont French Morning avait fait le portrait l’an dernier, vient d’être condamné par un tribunal du Maryland à 364 jours de prison et 43.457 dollars de dommages-intérêts pour le vol de nombreux objets ayant appartenu à des vétérans américains de la Deuxième Guerre mondiale. La décision de justice a été publiée mercredi 11 avril.

Passionné par le Débarquement, cet historien de 33 ans installé en banlieue de Washington depuis 2012, avait demandé à consulter les Archives nationales du Maryland sur les pilotes tombés face aux nazis. Découvrant, nous expliquait-il, une véritable « caverne d’Ali Baba » historique, Antonin Dehays finit malheureusement par se comporter comme les 40 voleurs.

En mai dernier, deux semaines après son dernier passage, les archivistes qui lui avaient donné le sésame signalent la disparition de 30 plaques d’identité militaires de pilotes – les fameux dog tags. Après enquête, il s’avère qu’entre 2015 et 2017 l’historien a dérobé près de 300 de ces plaques et plus d’une centaine d’autres divers objets pour les revendre sur eBay.

Vénal mais tout de même passionné, il a par ailleurs offert un des dog tags volés à un musée de l’Etat de Virginie, en échange de la permission de s’asseoir dans le cockpit d’un Spitfire, le mythique avion de combat anglais de la Seconde Guerre mondiale.

Pour ce délit « flagrant et moralement répugnant » selon les mots du juge, Antonin Dehays – qui a plaidé coupable – écope donc d’un an de prison, de trois ans de liberté conditionnelle dont huit mois d’assignation à résidence et de 100 heures de travaux d’intérêt général. Il devra aussi débourser 43.457 dollars pour dédommager les acheteurs qu’il a floués sur eBay.