Alice Henry, En Marche : « Trump, Brexit, ça fait beaucoup d’avertissements ! »

Alice Henry, militante En Marche à San Francisco. (Credit : Alice Henry)

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Dans sa série "Militants d'Amérique", French Morning donne la parole aux supporters aux US des principaux candidats à la présidentielle française.

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Alice Henry arrive à vélo, et non pas en marchant, sous la pluie de San Francisco. « Je ne me suis jamais engagée auparavant », lance la jeune femme énergique, son manteau violet encore sur les épaules. À 32 ans, voilà seulement deux ans que la Strasbourgeoise a retrouvé un sens à l’action politique.

« J’ai commencé à m’intéresser de nouveau à la politique en 2014 lors de mon master en études européennes à l’université de Maastricht. Je me suis rendue compte que la politique pouvait vraiment prendre en charge et encourager la création d’emplois par exemple », retrace Alice Henry qui qualifie Emmanuel Macron de « candidat nouveau qui peut faire la différence ». Un avis qu’elle ne partage pas avec ses parents : « Mon père est professeur et très socialiste. Ma mère est ingénieure et écologiste à l’extrême. Ils ne sont pas super enthousiastes envers Macron. »

« Faire bouger les choses »

« En Marche n’est pas un parti, c’est un mouvement pour reconnecter les gens à la politique ». Voilà ce qui a séduit l’expatriée arrivée à San Francisco en 2015 et qui a rejoint, début janvier, le groupe En Marche San Francisco Bay Area, composé d’une centaine de personnes. Depuis, Alice Henry est « à fond la caisse ». Elle participe activement aux événements tout « en suivant les directives de Paris ».

« En tant que Français de l’étranger, on est face à d’autres perspectives par rapport au transport ou encore au système de santé. On nous demande de faire remonter de bonnes idées à mettre en place en France », dévoile la néo-militante. Le fait que son champion n’est pas dévoilé son programme plus tôt ne la chagrine pas. « Il attendait l’opinion de la population pour sortir son programme. Nous, on était en train de bosser dessus. Il redonne le pouvoir démocratique aux gens ! »

Alice Henry a animé un atelier sur le thème de la solidarité. Et ce n’est pas un hasard. La Française est investie dans le monde associatif : elle travaille en tant que chef de projet pour l’ONG Samasource et, pendant son temps libre, elle s’occupe de trouver des fonds pour sa start-up Shelter Tech dont l’objectif est de résoudre la fracture numérique entre la communauté tech et les sans-abris, très nombreux à San Francisco.

« Je suis impliquée dans le monde en développement. Je passe mes journées à convaincre des gens dans les autres pays pour qu’ils créent des emplois, alors pourquoi n’essayerais-je pas de changer les choses pour le pays d’où je viens ? », explique-t-elle avec la détermination de « faire bouger les choses ».

Après le premier “Grand Débat” télévisé diffusé le 20 mars dernier, Alice Henry salue « le fairplay des candidats qui ne sont pas tombés dans le piège des attaques personnelles contrairement aux débats américains ».

Entre son travail, sa start-up et ses engagements associatifs, la jeune femme vit à cent à l’heure. Pourtant, elle militera jusqu’au bureau de vote, le 22 avril. Le collectif prévoit notamment d’aller dans les écoles pour inciter les expatriés à voter. Lors du premier tour de la présidentielle de 2012, 69,6 % des Français des Etats-Unis n’ont pas voté. Face à ce taux d’abstention considérable, Alice Henry met en garde : « entre l’élection de Trump et le Brexit, ça fait beaucoup d’avertissements. Je n’ai pas envie d’avoir Le Pen à la tête de notre pays. »

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