Frenchy Coffee: un café avec plein de fans, mais sans adresse

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Frenchy Coffee New York

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En quatre mois, le Frenchy Coffee de New York a accumulé 2.600 fans sur sa page Facebook, et possède 2.800 followers sur Instagram. Pas mal pour un coffee-shop sans adresse, ni site internet. Ce café n’est encore que le projet de deux Francais de Thonon-Les-Bains, qui se sont installés à New York avec leur fille en septembre 2014.

Leur rêve : ouvrir en 2016 un petit café avec quelques tables et des pâtisseries françaises faites sur place, dans le quartier de Washington Square. Ce vendredi 18 septembre, Aurélien et Perrine Darroman, 26 ans tous les deux, commencent leur campagne de crowdfunding sur Kiss Kiss Bank Bank, avec pour objectif de récolter 25.000 dollars.

Si leur projet de café français n’est pas, à New York, follement original, la communauté qu’ils ont réussi à rassembler sur les réseaux sociaux avant même leur ouverture l’est davantage. Ce petit succès, ils le doivent à leur manière de raconter leur aventure pas à pas, avec sincérité, voire une certaine naïveté. Et aux foodies d’Instagram.

“On voulait partager notre rêve”

Tout est en effet parti d’Instagram, où Aurélien Darroman a commencé à photographier et référencer ses essais de croissants, tartes aux fruits et brioches, réalisés dans la cuisine de leur appartement d’East Harlem. “Ca a pris très vite, les followers arrivaient tout seuls grâce aux hashtags”, affirme Aurélien Darroman.

Sur leur page Facebook, où ils s’expriment en français, ils racontent à leurs fans les étapes de leurs aventures administratives, postent des photos de leurs pâtisseries ou de Lily-Rose, leur fille de 2 ans qui les suit partout…“On aime raconter notre vie, on voulait partager notre rêve et faire participer les gens. C’est aussi une manière de se faire connaitre gratuitement, car on aura pas les moyens de faire de la pub”, affirme Perrine Darroman.

Plusieurs blogs et journaux ont déjà raconté leur aventure. Ils sont également suivis par une équipe télévision pendant toute l’année qui vient, pour une émission de TF1. “On vit sur un nuage. On est très surpris de l’engouement, on recoit plein de messages d’encouragement, plein de commentaires.”

Beaucoup de leurs “followers” s’identifient à eux, ou sont touchés par leur histoire. “On incarne un peu le rêve que certaines personnes n’ont pas osé faire”, lâche Perrine Darroman. En 2011, Perrine et Aurélien, qui s’était rencontrés peu avant “dans un train”, partent en vacances à New York. Ils ont le coup de foudre pour la ville. Trois ans plus tard, Aurélien Darroman quitte son travail dans une société de chauffage, Perrine lâche son contrat de vendeuse à la Fnac. Ils déménagent à New York avec leur petite fille de un an, un visa d’étudiant et une inscription dans un établissement de cours d’anglais.

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Ils ne connaissaient personne à New York. Sur leur compte en banque, figuraient les 60.000 euros d’économies accumulées au cours des trois dernières années. “On avait de bons salaires, car on travaillait à Lausanne, en Suisse, et on habitait en France”, explique Aurélien Darroman.

A New York, ils comprennent rapidement qu’ils n’arriveront pas à trouver de travail sur place, et décident, début 2015, de se focaliser sur un nouveau projet : ouvrir un café avec des pâtisseries maison. Aurélien Darroman n’avait pourtant jamais fait de pâtisserie de sa vie. “J’ai commencé à m’entrainer, et je me suis pris au jeu”, affirme-t-il.

Dans le même temps, la mayonnaise prend aussi bien sur Instagram que sur Facebook. Leur petite notoriété en ligne leur permet de rencontrer la communauté française. On leur propose des mini stages de formation chez des boulangers et pâtissiers français de New York. “On recoit beaucoup d’aide, il y a beaucoup de solidarité entre les Français dans ce milieu”, constate Aurélien Darroman.

Les réseaux sociaux leur ont aussi permis aussi de trouver de potentiels investisseurs. “On a déjà plusieurs personnes intéressées par mettre de l’argent dans notre café, qui nous ont contactées sur Facebook”, poursuit-il. “Mais on va attendre de finir notre campagne de crowdfunding pour discuter.” Leur business plan, en tout cas, est prêt. Ne manque plus qu’à trouver l’argent, et l’endroit.

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