Le 7e Dîner en blanc de New York s’est invité au Lincoln Center

“Au départ, c’était un simple pique-nique entre potes au Bois de Boulogne, lâche François Pasquier. Il aurait pu être l’un de ces repas entre amis qui tournent mal mais, comme le nôtre s’est bien passé, on a recommencé l’année suivante.” 

En 1988, ce Français initie le premier Dîner en Blanc d’une longue série. À l’époque, il n’a d’autre ambition que d’en faire un rendez-vous annuel qui rassemble quelques amis et amis d’amis, tout de blanc vêtus pour se reconnaître parmi les flâneurs du bois parisien. En quelques décennies, le concept est repris par plus de 79 villes à travers le monde dont New York, qui a accueilli sa septième édition ce mardi 22 août au Lincoln Center.

Comme le veut la tradition, le lieu du dîner a été dévoilé aux convives aux alentours de 6:30 pm, soit une heure avant le début des festivités. Après avoir patienté dans les 26 points de ralliements à travers la ville, les 5.000 participants ont convergé vers l’esplanade du Lincoln Center illuminée de lampions, munis de leurs tables, chaises et pique-niques gastronomiques.

Le dîner en blanc est chic et prestigieux, mais pas seulement insiste François Pasquier: “Sa valeur principale est l’élégance du coeur, qui se traduit par l’élégance vestimentaire. Le blanc, c’est l’uniformité, une manière de dire: nous sommes tous égaux.” 

“Je suis impressionnée par l’énergie que chacun a mise pour s’habiller, préparer des plats et des décorations. Mais je crois que voir toutes ces personnes de tout âge et de tout milieu profiter ensemble de cette nuit est ce qu’il y a de plus magique”, illustre Ashley, une Américaine qui assiste à son premier Dîner en Blanc.

Du déplacement vers le site “secret”, au cours du repas comme lors de la remise en état du lieu, la spontanéité est restée le maître-mot. “C’est un mode d’organisation très français qui déstabilise beaucoup d’Américains, s’amuse François Pasquier. Passé cela, le Dîner en Blanc est un succès parce que son esprit d’origine est reproductible partout: on est entre copains, et c’est sûrement la chose la plus importante.”