7 adresses incontournables du Los Angeles gay

LA Pride Parade 2018. /Photo by Chris Tuite

Le Black Cat
De prime abord, on croirait un énième bar branché de Silverlake. Mais c’est mal connaître le Black Cat. Il a accueilli l’un des premiers cas de soulèvement queer contre les abus de la police. Le 31 décembre 1966, des couples homosexuels y ont été arrêtés et frappés par des policiers. Leur tort : s’être embrassés lors du passage à la nouvelle année. Le 11 février 1967, 200 personnes y manifestaient de manière pacifique contre les abus policiers. Le Black Cat a changé de nom et de propriétaire au fil des ans ; avant de rouvrir en tant que restaurant sous son nom historique en 2012. Autour d’une bière, on retrouve l’histoire de ce raid sur un écriteau au mur. The Black Cat, 3909 Sunset Blvd, Los Angeles.

Merced Theatre

Le Merced theatre. / losangelestheatres.blogspot

Conçu par Ezra F. Kysor et ouvert en 1871, le Merced Theatre fut le premier bâtiment de Los Angeles dédié aux arts de la scène. Ce n’est qu’au tournant du XXe siècle qu’il est devenu un lieu de rassemblement populaire pour la communauté LGBTQ. Ses bals masqués étaient l’occasion de se vêtir avec les vêtements du sexe opposé sans craindre d’être attaqué. Puis, dès 1897, le bâtiment a servi de logement pour les hommes queer. Après des années de vacance, le Merced Theatre devrait désormais accueillir une station radio. Merced Theatre, 420 N. Main Street, Los Angeles.

Metropolitan Community Church

L’église à Los Feliz. /laconservancy

Fondée par le révérend gay Troy Perry en 1968, la Metropolitan Community Church est le plus ancien ministère LGBTQ en activité, disposant de plus de 172 églises dans 37 pays. Cette communauté a été la cible d’incendies criminels, notamment en 1973. Son pasteur, qui a été excommunié en raison de ses préférences sexuelles, était une figure influente du mouvement LGBTQ, et a contribué à l’organisation de la première Pride en 1970. Cette église a changé d’adresse à de nombreuses reprises avant de s’installer à Los Feliz. MCC, 4607 Prospect Avenue, Los Angeles.

ONE National Gay & Lesbian Archives at the USC Libraries
Qui dit histoire, dit archives. Ouvert depuis 1952, l’ONE National Gay & Lesbian Archives at the USC Libraries offre la plus grande bibliothèque de littérature LGBTQ au monde. On y trouve plus de deux millions d’articles archivés, dont des périodiques activistes transgenres datant des années 1960, des enregistrements vidéo, ainsi que des photographies. La bibliothèque dispose d’une salle d’exposition, la One Gallery de West Hollywood. ONE National Gay & Lesbian Archives at the USC Libraries, 909 West Adams Boulevard, Los Angeles.

Jewel’s Catch One
Le lieu ne porte plus le même nom de nos jours… En 1973, Jewel Thais-Williams a ouvert Jewel’s Catch One à Arlington Heights, une boîte de nuit destinée aux personnes homosexuelles afro-américaines. La police accentua alors la pression sur le lieu afin de dissuader les clients de le fréquenter. Dans les années 80, le club était devenu un refuge pour les noirs homosexuels séparés de leur famille. Il a été fermé définitivement fin 2015, et remplacé par l’Union Nightclub de Mitch Edelson. Une histoire qui fascine toujours, puisque un documentaire lui est dédié sur Netflix. Jewel’s Catch one, 4067 W Pico Blvd, Los Angeles.

Le quartier de West Hollywood

Le quartier de West Hollywood et ses passages piétons qui rappellent Castro à San Francisco. /Pinterest

C’est le lieu qui saute le plus aux yeux avec ses passages piétons aux couleurs arc-en-ciel. Et l’un des plus réputés pour la vie nocturne, notamment sur Santa Monica Boulevard, où se trouvent des institutions comme The Abbey, Revolver, Fiesta Cantina ou Flaming Saddles. Hamburger Mary’s attire également les foules pour ses bingos drag-queens hebdomadaires. Et c’est dans ce quartier qu’a lieu chaque année LA Pride.

The Woman’s Building

Le Woman’s building à Downtown. /Laconservancy

Fondé en 1973 dans le quartier de Chinatown, le Woman’s Building est plus qu’un centre culturel pour femmes, puisqu’il encourage l’art lesbien et féministe expérimental depuis près de vingt ans. Cette “Mecque féministe” apparaissait à l’époque comme révolutionnaire et à contre-courant des musées traditionnels, qui excluaient les femmes de leurs expositions. Le lieu a notamment accueilli le Feminist Studio Workshop, une école indépendante pour femmes artistes créée par l’artiste Judy Chicago, l’historienne Arlene Raven et la graphiste Sheila Levrant. Le Woman’s Building a fermé ses portes en 1991, le bâtiment servant aujourd’hui de bureau. Mais il mérite le coup d’oeil. The Woman’s building, 1727 N. Spring St., Los Angeles.