5 restaurants qui jardinent sur leur rooftop à New York

Crédit : David Breger

À la recherche de produits frais ? Ces cinq restaurants de New York font pousser tout ou partie de leur menu sur leur toit, à quelques étages au-dessus de votre assiette. Nous les avons visités pour vous.

Atrio / Conrad Hotel

Crédit : David Breger
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A l’ombre du One World Trade Center, les plantations de l’hôtel Conrad dominent la Statue de la Liberté et la skyline du New Jersey. Même si le jardin ne couvre qu’à peine 10% des besoins de la cuisine, pour Antonio Cardoso, chef de l’Atrio, le restaurant de l’hôtel, “c’est l’endroit parfait pour faire des expériences. Chaque année, je commande un nouveau type de graines en fonction des menus que je veux créer. Je me suis concentré sur les tomates anciennes l’année passée”. Au premier jour du printemps, tout le personnel du restaurant monte sur le toit et participe à la plantation des nouvelles semences. Le jardin, comme la majorité de ceux installés sur les rooftops, fonctionne seulement jusqu’à la fin du mois d’octobre. Atrio / Conrad Hotel. 102 North End Ave.

Bell, Book and Candle

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Dans ce petit resto de West Village, le chef John Mooney et son associé Mick O’Sullivan envoient leurs légumes au septième ciel. Sur leur roofto, les salades, tomates, poivrons poussent à la verticale, les uns au dessus des autres, grâce à un ingénieux système de culture dite aéroponique, dans de longs tubes constamment alimentés en eau et nutriments. “Un système qui permet de consommer moins d’eau et de pesticides et qui assure une qualité incomparable avec celle de produits transportés à travers tout le pays en camion réfrigéré. Mes tomates vont directement du toit à l’assiette” , se félicite Mick O’Sullivan. Bell, book and candle. 141 W 10th St

The LCL

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Les grandes chaînes hôtelières disposent souvent de trésors cachés. Au coeur de midtown, au 41e étage de l’hôtel Westin, à 117 mètres de haut, tomates, poivrons, roquette, courgettes.. basilic, menthe, thym, coriandre poussent allègrement. Au total : 125 m² de verdure répartis dans une quinzaine de bacs. Des légumes qui alimentent le menu du LCL, le restaurant de l’hôtel. Le chef Brian Wieler s’est lancé dans ce projet d’agriculture urbaine il y a cinq ans : “C’est la bonne chose à faire lorsqu’on parle de consommer local, s’enthousiasme-t-il. Peut-on offrir des ingrédients plus frais que ceux qui ont été cueillis quelques heures avant d’être servis ?” Chaque semaine, l’hôtel organise aussi des visites du jardin pour ses clients, pour voir le potager et la skyline. Un atout autant pour la cuisine que pour l’image de l’hôtel, selon le chef. The LCL: Bar & Kitchen 212 E 42nd St

Roberta’s

Crédit : David Breger
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La pizzeria la plus cotée de Bushwick utilise quelques ingrédients “surprises” venus tout droit du jardin, une serre construite au-dessus de containers à marchandise. C’est le laboratoire de Melissa Metrick, la jardinière en chef : “Je fais pousser beaucoup de garnitures et de choses qui sont difficiles à trouver ou trop chères sur les marchés”. Papalao (coriandre sauvage mexicaine) ou piment de Calabre: avant chaque début de saison, elle se réunit avec les chefs pour décider des nouvelles cultures. Le jardin produit aussi  beaucoup de fleurs comestibles pour Blanca, le restaurant doublement étoilé au Michelin situé dans l’arrière cour de Roberta’s. L’agastache, au goût de réglisse, ou la bourrache bleue à la saveur de concombre fleurissent ainsi au coeur du Brooklyn industriel. Roberta’s 261 Moore St, Brooklyn.

Waldorf Astoria

Crédit : David Breger
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Le palace art déco de Park Avenue réserve quelques vertes surprises. Sur une terrasse à la vue extraordinaire, au 20e étage, David Garcelon, directeur culinaire des restaurants de l’hôtel, a installé il y a quatre ans une quinzaine de bacs. Aujourd’hui, le jardin s’est étoffé et compte en plus d’une grande variété de plantes et de légumes, de la vigne et des arbres fruitiers (cerisier, pommier, pêcher) emballés et protégés chaque hiver. Sous l’oeil du Chrysler building, six ruches ont aussi été installées et produisent 450 livres de miel par an. Pour David Garcelon, le jardin a aussi des vertus éducatives. “Les cuisiniers qui travaillent avec moi se rendent compte que les produits ne poussent pas dans un camion de livraison”, plaisante-t-il. Waldorf Astoria. 301 Park Ave