5 chansons sur San Francisco à (ré)écouter sans modération

Journey

On vous épargnera “San Francisco” des Village People, en revanche les titres suivants restent incontournables.

I left my heart in San Francisco, Tony Bennett (1962)

Le brouillard, les cable-cars, les collines…Pas de doute, cette chanson est une ode à tout ce qui rend San Francisco si unique. Tony Bennett la chanta pour la première fois en 1961 au Fairmount Hotel, sur Nob Hill, et cette chanson reste le plus grand succès du crooner américain, avec 14 millions d’exemplaires vendus, et deux Grammy Awards.

San Francisco, Scott McKenzie (1967)

“If you’re going to San Francisco, be sure to wear some flowers in your hair…” Hymne du Summer of Love par excellence, “San Francisco” a été écrit par John Philips, le chanteur des Mamas and Papas et ami d’enfance de Scott McKenzie. La chanson était destinée à promouvoir le festival de Monterey de juin 1967, et devint un succès instantané. En réponse à cette vague hippie, les Bee Gees sortirent quelques mois plus tard la chanson “Massachusetts”, qui raconte le retour vers la côte est d’un garçon déçu par son aventure san franciscaine.

San Francisco, Maxime Le Forestier (1972)

La “maison bleue accrochée à la colline” qui a inspiré à Maxime Le Forestier son tube sorti en 1972 existe bel-et-bien, au 3841 18th street, dans le Castro. Le chanteur et sa soeur Catherine y séjournèrent pendant quelques semaines en 1970, au sein de la communauté hippie Hunga Dunga. En 2011, pour fêter ses 40 ans de carrière, Maxime Le Forestier est revenu à San Francisco et en a profité pour faire repeindre la maison, devenue verte entretemps, en bleu (avec l’accord des propriétaires, bien sûr). Et si vous demandez encore de quoi jouait “Phil”, la kena est une flûte en roseau originaire des Andes.

Lights, Journey (1978)

L’imposture dure depuis près de 40 ans: à l’origine, cette chanson du groupe Journey ne parlait pas de San Francisco, mais de Los Angeles…Steve Perry, nouveau chanteur du groupe san franciscain Journey trouvait que le couplet “when the lights go down in the city and the sun shines on LA” sonnait mal; il a remplacé “LA” par “the Bay”. La chanson est souvent jouée pendant les matches de baseball des SF Giants.

San Francisco Days, Chris Isaak (1993)

Chris Isaak, né à Stockton, est le crooner san franciscain des temps modernes. Avec ses cheveux gominés et son regard de braise, il a traversé les décennies avec des slows irrésistibles et des refrains mémorables. L’album “San Francisco Days”, dont est extrait la chanson du même titre, aurait dû sortir en 1990. Mais le succès à retardement de l’album précédent en a voulu autrement. Il sort finalement en 1993 et connaît un vif succès. De l’amour, les embruns du Pacifique, la voix suave de Chris Isaak… Comment résister?

Pour compléter votre playlist, on vous recommande aussi Fake Tales of San Francisco des Arctic Monkeys, San Francisco Nights des Animals, Grace Cathedral Hill des Decemberists, San Francisco Blues de Peggy Lee et Honeymoon in San Francisco de Of Montreal.