Vélib’: San Francisco a le nez dans le guidon

Le vélo en plein boum  à SFCrédits : San Francisco Bicycle Coalition

Après Washington DC, New York et certaines villes texanes, c’est au tour de San Francisco de s’équiper de vélos citadins en libre-service. Le Vélib’ local, le Bay Area Bike Share, doit être lancé en août.

Gavin Newsom, l’ancien maire, avait déjà essayé de mettre en place le dispositif il y a quelques années. En l’espace de cinq ans à peine, le vélo est devenu une star à San Francisco, une ville pourtant connue pour ses collines.  »Cela fait quelques-années qu’on progresse avec la Ville sur les espaces dédiés au vélo. Si les personnes se sentent en sécurité, ils utilisent le vélo. Sur San Francisco, ils sont pour ce genre d’options, il faut juste leur donner la place. Nous avons également œuvré en organisant de nombreux événements en relation avec le vélo, c’est aussi une question d’éducation, » explique Leah Shahum de San Francisco Bike Coalition, qui a œuvré à l’aboutissement de ce programme.

Contrairement à New York, aucun mouvement anti-Vélib’ n’a été observé à San Francisco. Seule critique: certains doutent de son utilité comme moyen de « commute » quotidien, pour aller au travail.

En août, 350 vélos seront  répartis dans 35 stations au cœur de la ville, et 350 autres vélos seront proposés à la sortie des stations de trains de Palo Alto, Mountain View, Redwood City et San Jose. Un projet pilote qui permettra de vérifier l’efficacité du concept à la sortie des stations de trains de « banlieue ».

La San Francisco Bicycle Coalition espère que ces 350 premiers vélos dans la ville feront des petits et seront au nombre de 3.000 en 2014. Le pass annuel coûte 88 $, 22 $ les trois jours, et le pass de 24 heures est à 9$. Attention si le casque n’est pas obligatoire à vélo dans l’Etat de Californie, il est très fortement conseillé.

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires

  • Mathieu

    Comme à Washington, Boston, New York, Chicago, Montréal, Toronto, ce seront des Bixi, et non des Vélib ! Conçu par Bixi Montréal, ce système vient « tel quel », contrairement au Vélib que JCDecaux ne commercialise qu’adossé au marché de l’affichage publicitaire de la ville concernée.