Sean Lynch, un proviseur à l’écoute

Sean Lynch aime bien la montagne. Ca tombe bien. L’ancien directeur de la prestigieuse section américaine du Lycée international de Saint Germain-en-Laye devra s’accrocher pour franchir ce qui est peut-être le plus haut col de sa vie professionnelle : la direction du Lycée français de New York (LFNY).

Mr. Lynch effectuera en septembre sa première rentrée, en remplacement d’Yves Thézé. Il aura à gérer un établissement de 1.331 élèves et un corps professoral de 145 membres, avec une tradition d’excellence pédagogique qui attire toujours autant, 75 ans après sa fondation. Sur le plan stratégique, il sera confronté à plusieurs défis comme le remboursement de la dette contractée en 2003 à l’occasion de l’aménagement du campus de l’Upper East Side ou encore le débat toujours non tranché de la prise en charge par l’Etat des frais de scolarité des élèves du Lycée.

Sur le long terme, il devra définir la place du LFNY dans une ère où les options bilingues gratuites se multiplient à New York et sa région. « Je dois à la communauté française de m’inscrire dans la continuité de cette illustre histoire, promet Sean Lynch. Notre mission est l’excellence scolaire, l’ouverture au monde et l’enseignement de la citoyenneté mondiale, et l’équibilibre personnel, émotionnel et social de nos élèves. »

L’excellence, ce Franco-américain connaît. Yale, Oxford, Sciences Po Paris et la Harvard Business School : le parcours de Sean Lynch ressemble fort à celui d’un premier de la classe. Il grandit dans une famille d’enseignants. « Mon père était universitaire. Ma mère professeur de littérature ». Ses frères, sa soeur et sa femme enseignent aussi. « J’ai occupé tous les postes dans le monde de l’enseignement : éducateur, conseiller en université, animateur de club… » Il ajoute : « Je suis profondément enseignant ». En 1996, il prend la direction de la section américaine du Lycée international de Saint Germain-en-Laye, où il fut élève aussi. Il a à sa charge quelques « 700 élèves » rattachés à un établissement de 3.000. L’aventure dure quinze ans.

Commentaires

  • Jeannine Braik

    VOIR sur le mur de Mme Braik  Jeannine