Pourquoi les mères françaises sont supérieures…

Je me souviens parfaitement du jour où j’ai compris qu’en tant que Française, j’étais une mère différente. C’était peu de temps après notre arrivée à New York, au supermarché de notre très bobo quartier de Park Slope à Brooklyn. Le caddy plein, je m’approche des caisses où sont disposés, à nez d’enfant, bonbons et barres chocolatées. Sans surprise, mon fils aîné, alors âgé de 4 ans, me réclame une sucrerie. Suite à mon refus, il se met à hurler et s’écroule à terre. Ses cris s’éternisant, je finis, exaspérée, par lâcher, haut et fort, un franc « NON et ça suffit! ».

Soudain, le temps s’est arrêté. Tous les visages se sont tournés vers moi, les critiques indignées ont sifflé, les “poor little boy” ont bourdonné de toute part et, ultime humiliation, la caissière m’a brutalement signifié qu’elle prenait sa pause en apposant, d’un geste ferme, la pancarte “closed” sur son tapis roulant. Je n’oublierai jamais, ni son regard plein de mépris, ni celui de mon fils, mi-supris mi… satisfait.

En 7 ans de vie aux États-Unis, j’ai connu de nombreux moments de solitude comme celui-là. Des drôles et des moins drôles. Toujours avec cette sensation d’être une mère différente car française. Sommes-nous plus sévères? Oui je pense, quant à la conduite à tenir vis à vis des adultes notamment. Sommes-nous plus relaxes? Certainement aussi, quand nous privilégions le savoir-vivre – ce que j’appelle le savoir-profiter français. Sans prétention aucune (le titre provocateur de cet article n’est qu’un clin d’oeil à l’article du Wall Street Journal “Pourquoi les mères chinoises sont supérieures“) et avec une grande tendresse pour toutes les mères américaines, plus diverses que je ne le laisse entendre ici, je vais tenter de décrire “l’éducation à la française” en terre américaine, telle que je la vis au quotidien avec mes 3 enfants âgés de 10, 8 et 4 ans (et avec mon mari, évidemment pleinement impliqué dans l’éducation, comme le sont beaucoup de pères aujourd’hui. Ils ne sont exclus de cet article que par commodité d’écriture, et par imitation du principe adopté par Amy Chua qui a lancé la polémique).

Peerenting” vs “parenting

A la manière d’Amy Chua, l’auteure du livre controversé “The Battle Hymn of the Tiger Mother” et de l’article du Wall Street Journal qui a tout déclenché, voici la liste de ce que mes enfants n’ont pas le droit de faire:

-manquer de respect,

-sortir de table au bout de 5 minutes,

-lors d’un playdate chez les voisins, ouvrir le réfrigérateur sans y être invité sous prétexte d’avoir faim,

-sauter sur le lit des parents (surtout sur celui des voisins),

-se plaindre de l’abondance des devoirs et contredire son professeur, sauf quand il a tort,

-penser que gagner et perdre, c’est pareil, et, du coup, réclamer une récompense quand on a perdu.

Mon amie Liz, mère américaine de 4 enfants, trouve les petits Français plus polis et plus calmes car, analyse-t-elle, ils savent vivre très tôt avec les adultes. On leur apprend, dès leur plus jeune âge, à s’asseoir et à bien se tenir à la table des grands, à se servir d’une fourchette et d’un couteau. J’ai rarement vu un jeune américain attablé plus de 5 minutes, même à l’adolescence. Un paradoxe dans un pays où le dîner de Thanksgiving est tant respecté. Les repas sont souvent pris sur le pouce, debout, et les enfants, entre 2 snacks, apprennent vite à faire leurs sandwiches. Chez les autres, même chose: plus d’une fois j’ai retrouvé, dans ma cuisine, un petit invité le nez fourré dans un placard ou dans le réfrigérateur, m’expliquant « I am hungryyyy ».

Les enfants français apprennent donc tôt à vivre avec les adultes, mais aussi à reconnaître et respecter les espaces de chacun. Combien d’appartements et de maisons d’amis américains sont transformés en vaste playroom, les jouets traînant partout, du salon à la cuisine en passant par la chambre des parents! J’ai surpris un jour ma petite voisine (8 ans, plus si petite que cela) en train de sauter sur notre lit conjugal. Elle ne s’est même pas arrêtée à mon arrivée.

Poser des limites est difficile pour les mères américaines. Elles reconnaissent ne pas avoir été élevées ainsi mais s’estiment “meilleures” que leurs parents car plus à l’écoute. Heurter la sensibilité de leurs enfants est leur hantise. A toute tentative, elles s’entendent dire «you hurt my feelings!» et le processus de culpabilité est aussitôt enclenché. Elles se perdent en explications, argumentations et négociations. J’admire leur patience! Les mères françaises ont beaucoup moins de scrupules. On a toutes lu Dolto, on discute volontiers mais quand l’heure du “non” a sonné, l’explication de texte est terminée.

Qu’on ne s’y trompe pas: les Américaines sont lucides. Par un jeu de mots phonique, elles dénoncent le “peerenting” (le fait de faire copain-copain avec son enfant) comme substitut du “parenting”. Des séries télévisées comme Parenthood le décrivent avec humour. Il y a une réelle prise de conscience et c’est, je pense, l’une des raisons de l’incroyable ampleur de la polémique suscitée par le livre d’Amy Chua.

“Good job” vs “peut mieux faire”

J’ai toujours aimé le positivisme des Américains, leur façon d’encourager, de valoriser l’effort. Mais les “good try”, “good job” et autre “good work” à tout bout de champ, ça n’a plus de sens. Je fus surprise dernièrement de lire un “You did it! en commentaire d’une note B sur la copie de ma fille (3rd grade, équivalent CE2) ou encore un “excellent” accolé aux 90% du test de mon fils aîné (5th grade, équivalent CM2). Sans perdre une seconde, j’ai expliqué à mes enfants qu’un professeur n’avait pas toujours raison et que seuls A+ et 100% étaient excellents, pas les notes inférieures. Sans hurler pour un A- comme le ferait une mère chinoise, je réserve mes félicitations à l’obtention de la meilleure note. Et dire que je détestais les “peut mieux faire’” sur les bulletins scolaires de mon enfance!

Sur l’ensemble des mères américaines que j’ai eu l’occasion de rencontrer, j’estime à 70% le nombre d’entre-elles qui se sont plaintes de l’abondance des devoirs de leurs enfants. Je n’ai que très rarement entendu une Française en parler. Avoir beaucoup de devoirs nous semble “normal”. Pourtant, les mères américaines sont très préoccupées, voire stressées par les résultats scolaires de leurs enfants et, ce, dès leur entrée en crèche. Un ami new-yorkais, plein d’humour et père attentif de 2 garçons, m’a dit un jour: « avec vous les Français, il faut toujours que les enfants en bavent un peu. Il y a toujours cette idée que, pour y arriver, pour apprendre, il faut souffrir. » Ce doit être notre côté chinois…

Le Dieu Sport

Le sport est, je pense, LE sujet qui marque le fossé culturel entre Français et Américains. Tout le monde le sait, le sport est au coeur de la vie américaine, il est omniprésent, 7 jours sur 7, à l’école comme en dehors. En suburb, il est même déifié: Dieu baseball dans le Connecticut, Dieu Lacrosse à Long Island et dans le New-Jesey. Les mères s’épuisent à conduire leurs enfants aux multiples practices et games. Elles les encouragent d’un “have fun!” mais scrutent de près les résultats. Dans l’esprit “good job”, des médailles sont distribuées même aux perdants. Mais les mères rêvent toutes de la victoire. Elles peuvent en perdre leur sang-froid, fait rarissime chez les Américaines. Une amie de Long Island déplorait s’être fâchée avec la moitié de son quartier après avoir reçu des critiques acerbes sur la façon dont son mari (bénévole) coachait l’équipe de football, ladite équipe venant d’essuyer une défaite. La première fois que j’ai inscrit l’un de mes fils à la ligue de baseball de notre ville, je n’ai pas cru ce que je lisais: des pages entières consacrées au fairplay destinées, non aux enfants, mais aux parents! En avril dernier, je me suis arraché les cheveux à tenter d’organiser les 10 ans de mon aîné, de réunir ses plus proches amis. J’ai dû changer maintes fois la date et l’horaire en raison des différentes activités sportives de chacun. Toutes les mères américaines, avec sincérité, m’ont expliqué combien la présence de leur enfant à tel ou tel match était indispensable: « tu comprends, l’équipe compte sur lui/elle. Sans lui/elle ils risquent de perdre! » C’est là que le savoir-vivre français se distingue, cette touche “à la cool” relevant d’un certain savoir-profiter du bon temps: aucune compatriote n’a décliné l’invitation, car, dans l’esprit français, rien ne vaut un bon verre de vin entre amis pendant que les enfants improvisent… une partie de foot!

Le cas de la fessée

Je ne suis pas une grande adepte de la fessée. J’avoue l’avoir déjà donnée, mais ce fut un fiasco: ça faisait rigoler mon fils aîné. Beaucoup de Françaises expatriées me disent avoir recours à la fessée – en cas extrême. J’en ai même rencontré une qui, une fois la correction donnée, enfermait sa fille dans le placard pour mieux la calmer. Aucune Américaine  ne m’a avoué avoir un jour levé la main sur leur enfant. Sûrement par conviction de l’inutilité de ce genre de punition. Mais un peu aussi par crainte d’éventuelles représailles. Judiciaires j’entends. Je l’ai compris lors de ma 2e visite aux urgences de l’hôpital Methodist de New York.

Notre fils, grand cascadeur devant l’éternel, s’était blessé au menton, à peine 2 semaines après s’être ouvert le front. Rien de méchant – quelques points de suture – mais 2 blessures en 15 jours justifiaient un interrogatoire plus serré qu’à ma première visite. Les questions de l’assistante médicale portaient non seulement sur la manière dont mon fils s’était fait mal, mais aussi sur l’environnement familial et la nature des relations entre mon mari et moi. Le temps que je réponde, une femme s’était approchée de mon fils pour l’interroger à son tour. Il ne s’agissait ni d’un médecin ni d’une nurse mais… d’une avocate! Elle n’a heureusement pas insisté quand je l’ai violemment congédiée.

S’il est absolument nécessaire de protéger les enfants et de dénoncer la maltraitance, il est certain que ce climat de suspicion permanente rend les parents américains paranoïaques. J’ai d’ailleurs pensé à ma mésaventure quand j’ai lu la tribune d’Amy Chua dans le Wall Street Journal. Je me suis demandée si l’auteure ne risquait pas de voir débarquer chez elle les services sociaux.

Je suis loin d’être une mère modèle et mes enfants des exemples de sagesse. Contrairement à Amy Chua, dont la fille jouait au Carnegie Hall à l’âge de 15 ans, mes enfants ne montrent pas (encore!) de prouesse particulière qui serait due à l’éducation que je leur prodigue. Mais il y a définitivement un style d’éducation à la française, qui, je pense, profite à mes enfants, ces petits Frenchies « so polite and well behaved » qu’on invite toujours avec le sourire!

Commentaires

  • Alfred1234

    Merci, article tres interessant !!!

  • http://www.facebook.com/people/Gerard-Brodin/100000054483717 Gerard Brodin

    Pour Béatrice,je suis sur que tu ne peux pas faire l’éducation de ton fils à la chinoise,peut-être à l’américaine,lol

  • Didier

    Good job, Elisabeth ! ;-)
    Article plein de pertinence et de subtilités sur nos différences culturelles.
    D’ailleurs, je réalise avec effroi que, plus les années passent, plus le” papa français ” perd du terrain par rapport au “papa américain”.
    Merci de cette piqure de rappel !
    Et un livre sur “l’éducation à la française”, c’est pour quand ?

  • Marc

    Cet article est bien plus un manifeste en faveur du droit a l’existence et a la difference d’une personne issue de l’immigration francaise vivant au sein d’une minorite aux EU, qu’un rapport eduque sur les differences culturelles entre modes d’education a la francaise et l’americaine. Je ne vous cache pas que je trouve cet article tres bete et qu’a mon avis on a interet a ne jamais basculer dans ce genre de discours, si peu qu’on se croit etre francophone et eduque. D’une part on est accueilli plus qu’honorablement ici en tant que Francais, donc il n’y a rien a dire, car ce droit a la difference vous l’avez beaucoup plus ici, qu’en tant que Francais meme en France.

    Par ailleurs le contenu de l’article n’est absolument pas recherche. Les exemples sont biaises, base sur l’experience personelle d’une unique personne. Et ca n’est meme pas intelligent. Que de pseudo-generalites. Par exemple, l’auteur ne cesse de reclamer son droit a la difference, mais condamne essentiellement tout les modes de comportements qui sortent du du cadre de ce qu’elle entend comme etant acceptable.

    C’est vraiment pathetique.

    • Princess’

      Si vous trouvez cet article pathétique, pourquoi ne l’avoir pas fait vous même???!!!!

      • Radisson

        En même temps, qu’elle est l’intérêt de la partie “commentaires” si ce n’est pour faire des commentaires…

    • Patrice

      Ce qui est pathetique c’est le commentaire de ce “Marc” !!

      • JusteMilieu

        Vous êtes français, nan ? Avec une belle tolérance pour les libertés d’expression ? Patrice, soyons sérieux, vous avez vu le niveau de votre argumentaire ? Marc a bien le droit d’avoir ce point de vue et très franchement, l’auteur fait bien ce qu’elle veut et je ne veux pas lui manquer de respect, mais elle n’a rien inventé, le contenu de cet article et la conversation type des expats français qui se la pètent à NYC… Si vous ne voyez pas de quoi nous parlons, laissez au moins à Marc la légitimité pour pondérer l’enthousiasme abruti des auto satisfaits à la française “ben ça c’est ben vrai, c’est encore nous qu’on est les meilleurs”… Votre réaction est l’exemple par excellence de ce qui m’a fait quitter la France… un très beau pays, peuplé de gens frustrés qui passent leur temps à râler et à juger le voisin… Inutile de vous demander si la remise en question est votre plus grande phobie :-)

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  • ChUS

    J’espère que cette mère française si parfaite n’éduque pas ses enfants en orthographe…Par ailleurs, elle sera plus crédible pour donner des leçons lorsque ses 3 enfants auront passé avec succès les affres de l’adolescence, ainsi que les tourments des admissions dans les universités US. Elle comprendra d’ailleurs certainement mieux à ce moment-là pourquoi le sport notamment est tellement important chez les enfants…

    • Jeff

      Des fautes d’orthographe? Je n’en ai vu aucune… Vous devriez les signaler, je suis sûr que les gens de French Morning seront ravis de pouvoir les corriger s’il y en a. Sur le fonds, je ne vois pas pourquoi vous dites que l’auteur “donne des leçons”. Elle raconte son expérience et sa perception, c’est différent non?

      • volle

        Vi, il y a des erreurs en orthographe et grammaire, un petit paquet. Même si ça ne change rien au propos, c’est toujours gênant venant d’une personne souhaitant argumenter à un certain niveau, et dans un journal!

    • Goluza

      Puisqu’il s’agit de donner des leçons, songez à votre syntaxe… inexistante.

  • Famillebuck

    pas mal et tres vrai quand je vois le temps que passe mon fils ( pourtant demi francais et lui-meme eleve a la francaise ) a tout expliquer a ses enfants , a ne jamais elever la voix etc… mais, ceci-dit quand me petits enfants sont seuls avec nous, pas de probleme 1 ils connaissent les limites imposees par Mamie !

  • Catherine

    Elevée ‘à la française’ en France, au Japon et aux US je me reconnais tout à fait dans l’enfant « so polite and well behaved » ! A voir si j’aurais la même touche avec les miens… merci pour cet article.

  • France1122

    Merci !!!!!!!!!! mille fois merci ! J’habite dans le New jersey et j’avoue que je n’en peux plus de cette education et mentalite ! ( mes enfants ont grandi et sont tres bien acceptes ) mais qu’elle douleur de se savoir tellement differente !
    France Hyman

    • Fvalerie

      Tout a fait d’accords avec vous France , je suis moi aussi dans le NJ et j’ai un petite fille de 7 ans ! et je sens bien que j’ai une éducation differente sans brutalités of course !

  • Nathaliemonsaintbaudry

    Bonsoir,

    J’ai ecrit un long essai sur ce theme, gratuit et en ligne depuis plus d’un an deja sur http://www.pbaudry.com
    Etre Francaise Et Americaine
    Dans lequel je couvre tout cet aspect de l’education. Henry James, deja en son temps, avait bien vu que “ce pays” (L’Amerique) etait selon ses termes “the reign of children”…

    Les raisons historiques, philosophiques, linguistiques, culturelles sont d’une telle ampleur, que la tres vive polemique suscitee par l’article “sur la superiorite des meres chinoises” ne situe pas le debat la-ou il devrait se tenir en terme de qualite, car les commentaires sont de vives “over reactions” renvoyant les cultures les unes contre les autres heurtant les sensibilites des uns et des autres. Neanmoins, je pointe dans mon essai, que la vigilance et la responsabilite de la transmission de notre culture et de notre langue, font que la mere francaise, est obligee d’etre “on top of it”, nous sommes des cultures de liens, de transmission d’un immense savoir qui ne se fait que par la mere/langue maternelle, et l’exigence de la complexite de la culture francaise, italienne etc, rend de fait, le role de la mere plus puissant, elle doit etre presente et intransigeante. Il faudrait reparler de la Virtus Romana, du role de la femme chez les Romains dont nous sommes heritiers… Au 19eme siecle, le mouvement du Mumisme aux Etats-Unis fut un courant dominant qui mettait la femme en tant que Mater Familias “controling”, on a parle des stealth bomber moms depuis quelques annees, or la bataille n’est pas dans le “control” pour controler, mais dans quelle transmission du savoir aux futures generations?

    Nathalie Monsaint-Baudry

    • Grégory Makles

      J’ai lu le livre de Patrick Baudry (votre mari, je suppose ?) “Français Américains : l’Autre Rive” auquel j’ai évidemment pensé en lisant cet article. J’en profite pour dire que c’est une des lectures les plus enrichissantes que j’ai eue non pas sur comment sont les américains, mais sur mes conditionnements de français.

      • Nathaliemonsaintbaudry

        Oui… Pascal Baudry est mon mari,
        Merci de ce commentaire.

        C’est pour parler de ce que l’on appelle en anglais d’un terme peu flatteur : la “trailing spouse” – point vue de la femme – que j”ai ecrit mon essai parce qu’il aborde la responsabilite de la transmission de notre culture. Bien entendu, comme vous l’avez parfaitement saisi, c’est se decouvrir en tant que Francais, par effet de miroir, dont on prend conscience …

  • Sissij

    De retour en France, je realise qu’il est beaucoup plus facile d’elever un enfant “a la francaise” aux Etats-Unis qu’en France. Pourquoi. Tout simplement car aux USA il y a un environnement positif pour les enfants. Ici, a l’ecole par example, les enfants vivent dans la terreur de la punition et des mauvaises notes qui impliquent encore des punitions. Il n’y a pas de dialogue, pas d’explication. J’ai meme vu des enfants dont la mere leur tiraint les cheveux pour leur dire de bien se tenir. Autre example: un jour a un pique-nique, une enfant de 2 ans etaient epuisee d’avoir courru et bien la mere lui a donne une fessee devant tout le monde car elle pleurait… J’aurais 10 000 examples comme cela a vous donner depuis mon retour en France et je pense qu’un melange de plusieurs educations est le mieux et je peux vous dire que l’education a la francaise n’est pas si excellente que ca…

    • Radisson

      Tout à fait d’accord

  • Emmlan

    Cet article décrit une expérience en tout point semblable à la mienne. Un père dans le NJ.

  • Fvalerie

    je me sens pas du tout superieure mais differente !

  • Brigitte C

    Le point de vue est interessant – quoique je suspecte qu’il emane d’une de ces fameuses “expats” qui ont tout le temps de se contempler n’ayant pas grand chose d’autre a faire. Je n’aime pas le terme “superieures” pour decrire les meres francaises. Trop facile de regarder d’un air legerement narquois la maniere d’eduquer a l’americaine, qui a ses travers je suis d’accord, car si on veut parler de la methode francaise Dolto elle aussi a ses critiques. Je trouve que les jeunes americains, avec tous les defauts que leur education peut leur donner, sont bien plus debrouillards que les jeunes francais et beaucoup plus tot – et l’etat d’esprit positif qui est une des “trademarks” de la culture americaine me semble etre une plus grande garantie d’epanouissement dans l’avenir que ce que je constate en France de deprime, de sinistrose, de manque d’enthousiasme pour l’avenir de la part des jeunes. Cela aussi doit faire partie de l’education recue, non??
    En tant que mere francaise aux US – ayant eleve en grande partie seule deux garcons avec toutes les difficultes que cela comporte – oui, moi aussi j’ai connu la solitude, l’isolement, etc. bla bla bla – je suis enchantee que mes garcons appartiennent a la culture americaine – qualites et defauts d’education confondus.

    • JusteMilieu

      Merci d’exprimer si clairement et franchement un point de vue objectif et beaucoup plus fin et moins caricatural. Le vrai mélange est l’option la plus intéressante, il faut savoir accepter différentes cultures en en extrayant ce que l’on souhaite et par pitié arrêtons d’attendre d’être à l’étranger pour se gargariser et faire du pseudo ‘nous les français’… en général quand on en est partit c’est qu’on ne pouvait plus supporter :-)

  • Marbenj

    En realite, on peut, sans entrer dans une comparaison/ opposition systematique (et je suis entierement d’accord avec le commentaire ci-dessus), resumer la difference de mentalite France/Amerique par le commentaire suivant:
    Une maman americaine va chercher son enfant a l’ecole et lui demande: “Did you have fun?” Une maman francaise demandera a son enfant:” Did you work hard, did you learn a lot?” .

  • Valnavys

    Question : est il possible de poser des limites sans violence physique ?
    Entre l’éducation trop laxiste américaine, et la fessée un peu leste française que j’ai subie dans mon enfance, mon choix est fait : non, c’est non, tu peux toujours te rouler par terre, ça ne changera pas ma décision. Mais je ne te frapperais pas parcque tu es en désaccord avec moi et que ça m’énerve parcque c’est moi (adulte) qui DOIT avoir le “Pouvoir”…
    Mon fils de 3 ans et demi a très bien compris, son demi-frère de 12 ans respecte parfaitement mes limites, et pas du tout celles de sa mère qui utilise à outrance fessée et hurlements…
    So What ?!

    • JusteMilieu

      Vous avez la réponse, fermeté n’équivaut pas à violence ou humiliation. Pas plus que laxisme n’équivaut à perfection parentale. Se faire respecter en douceur est possible, encore faut-il s’assumer soi même et avoir une vraie foi en l’intégrité de l’autre, même si l’autre c’est le petit caractériel de 3 ans pendu à votre jambe qui vous fait payer lourdement sa grosse journée :-)
      Votre exemple est très intéressant, la famille recomposée est un terrain particulièrement révélateur : Pourquoi une mère ne s’en sortirait pas alors qu’une belle-mère s’y retrouve à merveille ? Les gosses (ados compris) ne font rien d’autre que de nous renvoyer à nos schémas, aux exemples que nous leur donnons et je suis convaincue que la violence n’engendre que la violence. Alice Miller a quelques exemples et théories à ne pas négliger sur ce genre de sujet…

  • nico9111

    Hello Elisabeth,

    Nicolas, NY depuis 8 ans.

    Votre article est tres interessant avec quelques touches d’humour (l’exemple du lit)… Je suis le genre de parent (d’une fille de 4 ans) a suivre de pres (parfois de trop pres) l’evolution de mon enfant. Par evolution, j’inclus limites et autres caracteristiques qui me paraissent etre indispensables a une vie en famille reussie. Par exemple, j’apprecie de pouvoir diner au restaurant avec ma femme et ma fille sans que les cris et autres impatiences liees a l’enfance ne soient un traumatisme. Ceci n’est clairement pas le cas de la plupart des enfants de parents 100% americains que nous avons comme amis. Je pense qu’une des raisons a cela est cette tendance de parents americains a laisser le champ libre au jugement et auto discipline de l’enfant et ce des le plus jeune age. Il me parait irreel de concevoir qu’un enfant de 3 ans va, de lui-meme, decider de manger des carottes au lieu de pizzas… et ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

    Les repas a la francaise sont des moments privilegies ou il est possible de partager plus que de la nourriture avec ses enfants. On discute, on se tient bien, on ecoute, on parle… tout un rituel qui je pense est un bon resume d’un quotidien “equilibre” d’un enfant.

    Ma fille est constamment acclamee par les parents de ses amis comme etant un ange, calme et facile a vivre. Je vous garantie que cela ne s’est pas fait du jour au lendemain mais en effet ma fille est un ange puisqu’elle a la capacite de mettre en avant sa personnalite plutot que ses cris et son excitation. Avec humour (et je le precise a chaque fois) je dis aux parents que la solution reste dans le coup de ceinture donne des le plus jeune age:) Humour a la francaise!!!

    A quand une version anglaise de votre article?
    Nicolas.

  • nico9111

    Hello Elisabeth,

    Nicolas, NY depuis 8 ans.

    Votre article est tres interessant avec quelques touches d’humour (l’exemple du lit)… Je suis le genre de parent (d’une fille de 4 ans) a suivre de pres (parfois de trop pres) l’evolution de mon enfant. Par evolution, j’inclus limites et autres caracteristiques qui me paraissent etre indispensables a une vie en famille reussie. Par exemple, j’apprecie de pouvoir diner au restaurant avec ma femme et ma fille sans que les cris et autres impatiences liees a l’enfance ne soient un traumatisme. Ceci n’est clairement pas le cas de la plupart des enfants de parents 100% americains que nous avons comme amis. Je pense qu’une des raisons a cela est cette tendance de parents americains a laisser le champ libre au jugement et auto discipline de l’enfant et ce des le plus jeune age. Il me parait irreel de concevoir qu’un enfant de 3 ans va, de lui-meme, decider de manger des carottes au lieu de pizzas… et ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

    Les repas a la francaise sont des moments privilegies ou il est possible de partager plus que de la nourriture avec ses enfants. On discute, on se tient bien, on ecoute, on parle… tout un rituel qui je pense est un bon resume d’un quotidien “equilibre” d’un enfant.

    Ma fille est constamment acclamee par les parents de ses amis comme etant un ange, calme et facile a vivre. Je vous garantie que cela ne s’est pas fait du jour au lendemain mais en effet ma fille est un ange puisqu’elle a la capacite de mettre en avant sa personnalite plutot que ses cris et son excitation. Avec humour (et je le precise a chaque fois) je dis aux parents que la solution reste dans le coup de ceinture donne des le plus jeune age:) Humour a la francaise!!!

    A quand une version anglaise de votre article?
    Nicolas.

  • Cara

    Vore anecdote “supermarché” me rappelle une aventure semblable, mais en Angleterre avec mon fils qui avait 18 mois, poussait des hurlements se roulait par terre et se tapait la tête contre le sol parce que je lui refusais une friandise… j’ai failli me faire lyncher, et une cliente (heureusement, c’était avant les portables!) a demandé qu’on appelle la police!
    Il a fini par se calmer, malgré mon refus, puis en grandissant, il a appris, ses frères aussi, que “si on demande, on n’a pas”!… ce qui permet de faire des petits cadeaux, de temps à autre, à des enfants sages comme des images!

    • Zertzet

      On m’a élevé aussi comme ça. C’est la paix pour les parents.

      Par contre, dans la vrai vie, celui qui ne demande pas, n’a jamais rien. Il m’a fallu du temps pour comprendre.

    • JusteMilieu

      Ça vous gêne pas de les empêcher de s’exprimer ? S’il veut il a raison et doit (absolument)  demander… Il comprendra (surtout avec constance et equité) que l’on n’obtient pas tout tout se suite, il comprendra les limites, les conditions les reperes, la logique… Vous, vous avez assuré qu’il vous fiche la paix, en public tout au moins, mais en même temps vous lui avez retiré un droit et un penchant naturel incontournable : Avoir envie ! Vous avez donc oublié ce que ressent un enfant ? Votre tranquillité d’esprit est passé au dessus de son simple droit à exister en tant qu’être avec des besoins et des envies. Vous me rappelez une sordide histoire “pas de bras – pas de chocolat…” c’est assez sadique en fait, voila c’est dit.
      Accessoirement, vous avez un patron qui vous propose spontanément des augmentations de salaires chaque fois que vous avez des travaux à faire ou envie de changer de voiture ?
      Et pardon, mais cette expression “sage comme des images” m’insupporte, littéralement elle veut dire “enfants figés”… Ca vous pose pas non plus un probleme de logique ? Vous croyez vraiment que les enfants sont faits pour être “sages comme des images” ? Help ! Achetez vous des bibelots plutôt que de faire des gosses…

  • mimi

    Tout comme l’article d’Amy Chua, cet article se base sur trop de generalites et ca me derange. Je pense que chaque famille est differente, qu’elle soit francaise, americaine, ou autre.
    Quoi qu’il en soit, il est vrai que l’anecdote du super marche m’a rappelle un episode similaire au park la semaine derniere. En effet, j’ai ose elever la voix et rafermir le ton avec ma fille de 4 ans qui ne voulait pas se lever et rentrer a la maison. Tous les regards horrifies se sont tournes vers moi, comme si j’avais commis un crime.

    Par contre, je n’ai pas gobe l’histoire de l’avocate aux urgences, ca m’a paru un peu tire par les cheveux…

    • Moi

      Pour le coup de l’avocat, c’est tout à fait plausible. Il faut savoir que les états-unis produisent plus d’avocats pénalistes que d’ingénieurs pétroliers.
      Les cabinets d’avocats se sont même organisés non-pas pour attendre d’éventuels plaignants, mais pour aller les chercher (à grand renfort de publicité dans les journaux, du type: “vous pensez être victime de ceci ou cela, venez nous en parler”).
      Certains cabinets n’hésitent pas à poster leurs collaborateurs à la sortie d’établissement scolaire…

      • BDA

        Je suis d’accord avec “mimi” — le coup de l’avocate est peu plausible (ne s’agirait-il pas plutot d’une assistante sociale??) — quant a l’anecdote du supermarche elle semble quelque peu excessive aussi — tout cela nous brosse un tableau quelque peu caricatural et ridicule des americains et de leurs valeurs…

    • JusteMilieu

      Vous avez manqué dans la presse ces parents accusés par un(e) voisin(e) bienveillant, bien pensant, de maltraiter leur enfant. L’accusation portais je crois sur des brûlures de cigarettes ou quelque chose dans ce genre… L’enfant avait en réalité un fort eczéma…
      Ceci dit, c’est en France qu’on a retiré la garde de deux jumeaux de trois mois suite à une fracture de l’un d’eux alors que le père le baignait, mais bon en France on produit moins d’avocats qu’aux EU, mais le système judiciaire dysfonctionne gravement depuis bien plus longtemps, parfois il faudrait des avocats américains pour recarder tout ça :-)

  • Veroniquemicha

    Merci pour l article. À part Dolto , que je n ai pas lu… Je vis des moments identiques. Nous sommes à San Francisco depuis trois ans , j ai deux enfants de 8 et 10 ans et je remplace des profs ou instits dans une école internationale : française américaine et chinoise. Il y a définitivement une éducation à la française et mes enfants pour le moment n ont pas déteint sur cette culture d’ enfant roi. Ils sont toujours invités , complimentés sur leur politesse, leur facilité à manger de tout , sans allergie, leur calme, Etc… je conduis effectivement beaucoup pour le sport après l envole , c est le côté positif de cet endroit : l école finissant tôt(pourtant 35 heures / semaine) permet de faire des activités après l école, en plus des devoirs en français et anglais…bref il y aurait tant à raconter…merci encore d’ avoir partager votre article…

  • Nathinphoenix

    Ce que je retiens des différences d’éducation des enfants ( j’habite en Arizona !) : prenons ce qu’il y a de mieux dans les deux systèmes. Ce qui correspond a un enfant sera un fiasco complet avec un autre, y compris au sein d’une fratrie.
    Ce qui vous décrivez dans l’article,je le vis tous les jours ! Nous (oui le papa est partie prenante de l’éducation) avons donne le choix aux enfants,notamment pour l’école. Le résultat est qu’en échec scolaire total en France, notre fils caracole en tête seulement 2 ans après son arrivée. Il s’est responsabilise seul et a appris a gérer son travail. Nous ne “l’engueulons” jamais pour une mauvaise note et lui posons la question pour une note moyenne : est ce que tu as travaille ? Il a appris a travailler seul,je ne vérifie jamais les devoirs !
    Et ca nous ne l’aurions jamais eu en France.
    Pour le savoir-vivre c’est diffèrent. Ils sont ostracises par les autres car ils ne mangent pas avec les mains par exemple. Ils se font traiter de “pédales”. Mais ils sont d’accords sur le fait que c’est un code de vie utile et pertinent.
    Mais en tant que Français, avons-nous un regard plus tendre et compréhensif sur les étrangers qui élèvent leurs enfants différemment en France ? je ne le crois pas !
    Ah au fait, en quoi les expats (français vivant a l’étranger, pas forcement, riches… souvent en contrat local) ont ils tout le loisir de se regarder le nombril ?
    http://nathinphoenix.blogspot.com/2011/01/dragon-lady.html

    • Mc86340

      Eh Nathalie, d’accord avec toi, ce n’est pas une question de se regarder le nombril, moi je suis francaise et je travaille et j’eleve mes adolescents, en Arizona, et cet article me parait interessant, ces differences je les ai vecu tous les jours. J’aime les Etats-Unis et c’est pour cela que je vis ici, mais il y a certaines choses dans la psychose generalisee contre la discipline, le fait de dire NON a ses enfants et le refus de leur apprendre certaines bonnes manieres, ou cette mentalite qui soupconne toujours le parent “d’abus” …je me souviens l’infirmiere de l’ecole demandant a mon fils de 5 ans (devant moi) si sa mere lui donnait a manger avant de venir a l’ecole le matin (!), qui me fait penser que certains reflexes sains se sont perdus…

  • Radisson

    Excusez-moi, mais en lisant cet « article » et les commentaires qui le suivent, j’en viens a me demander si vous avez subi une lobotomie a votre arrivée aux Etats-Unis, ceci, suivie d’une perte de fonction d’une partie de votre cerveau qui pourrait éventuellement vous servir à observer et appliquer un jugement juste et honnête….
    A vous lire, on croirait que l’enfant français et une sorte de perle rare, à la fois sage et calme qui mange que de la bonne nourriture que ses parents sont allé chercher sur le marché bio le matin…Je n’ai même pas envi de commenter la dessus tellement cela me parait grotesque…
    Juste pour commenter un peu l’article, pour commencer si quelqu’un pouvait m’expliquer le fameux « savoir-profiter français » ca m’aiderait pas mal, enfin passons…
    Ensuite pour la « liste de ce que mes enfants n’ont pas le droit de faire », pour ce que j’en ai vu ,aux US, c’est la même chose, à part quelques cas particuliers que l’on retrouve en France et probablement dans la plupart des pays…
    « J’ai rarement vu un jeune américain attablé plus de 5 minutes, même à l’adolescence » je me demande ou vous vivez et ou vous avez vécu en France…
    « J’admire leur patience! Les mères françaises ont beaucoup moins de scrupules » ca explique mieux pourquoi dans les restaurants ou autres, quand des parents crient après leurs enfants, c’est (presque) toujours des parents français (ex : « par lâcher, haut et fort, un franc « NON et ça suffit! » »)
    « Et dire que je détestais les “peut mieux faire’” sur les bulletins scolaires de mon enfance » Du coup, je ne vois pas trop le lien avec le reste, mais bon…
    « Avoir beaucoup de devoirs nous semble “normal”. » Ah oui ! Le fameux « savoir vivre a la française… »
    « Le sport est, je pense, LE sujet qui marque le fossé culturel entre Français et Américains. » C’est bien vrai, mais bon c’est aussi assez triste de savoir que les Français sont les moins sportifs d’Europe…

  • Radisson

    Excusez-moi, mais en lisant cet « article » et les commentaires qui le suivent, j’en viens a me demander si vous avez subi une lobotomie a votre arrivée aux Etats-Unis, ceci, suivie d’une perte de fonction d’une partie de votre cerveau qui pourrait éventuellement vous servir à observer et appliquer un jugement juste et honnête….
    A vous lire, on croirait que l’enfant français et une sorte de perle rare, à la fois sage et calme qui mange que de la bonne nourriture que ses parents sont allé chercher sur le marché bio le matin…Je n’ai même pas envi de commenter la dessus tellement cela me parait grotesque…
    Juste pour commenter un peu l’article, pour commencer si quelqu’un pouvait m’expliquer le fameux « savoir-profiter français » ca m’aiderait pas mal, enfin passons…
    Ensuite pour la « liste de ce que mes enfants n’ont pas le droit de faire », pour ce que j’en ai vu ,aux US, c’est la même chose, à part quelques cas particuliers que l’on retrouve en France et probablement dans la plupart des pays…
    « J’ai rarement vu un jeune américain attablé plus de 5 minutes, même à l’adolescence » je me demande ou vous vivez et ou vous avez vécu en France…
    « J’admire leur patience! Les mères françaises ont beaucoup moins de scrupules » ca explique mieux pourquoi dans les restaurants ou autres, quand des parents crient après leurs enfants, c’est (presque) toujours des parents français (ex : « par lâcher, haut et fort, un franc « NON et ça suffit! » »)
    « Et dire que je détestais les “peut mieux faire’” sur les bulletins scolaires de mon enfance » Du coup, je ne vois pas trop le lien avec le reste, mais bon…
    « Avoir beaucoup de devoirs nous semble “normal”. » Ah oui ! Le fameux « savoir vivre a la française… »
    « Le sport est, je pense, LE sujet qui marque le fossé culturel entre Français et Américains. » C’est bien vrai, mais bon c’est aussi assez triste de savoir que les Français sont les moins sportifs d’Europe…

  • Odette Bernard-lacaze

    La différence entre les mères américaines et les françaises est de moins en moins vrai, surtout en ce qui concerne les colères de gamins dans les grandes surfaces. Les mères sont presque “obligées” de céder aux caprices, au vu de la réaction des vendeurs ou clients de magasin
    qui souvent semblent outrés. Les parents semblent avoir démissionné ..

  • Nicole-tirel

    Génial! Beaucoup d’humour et le bon sens “french”
    Nicole TIREL

  • francoamerloque

    il y a 20 ans mon frere, alors age de 4 ans est lui aussi alle aux urgences en France, 2 fois en 15 jours. Le personnel a demande a ma mere de sortir de lachambre et a intrroge mon frere. Il n’ay pas qu’aux US qu’on suspecte la maltraitance, et heureusement. Je pense que l’education est malheureusement une affaire d’heritage (comment avons-nous mm ete eleves) et de classe sociale. Des meres qui insultent leurs enfants pour les punir, j’en ai vu aux US et en France. Des meres qui laissent tout faire aussi.

  • Mc86340

    tout a fait mon cher Watson…je pense que tous les Francais avont les memes surprises ici aux USA. J’ai eleve mes enfants en grande partie aux USA, ils sont maintenant des ados, et j’ai souri a l’evocation du Dieu sport, c’est vraiment ca, on a l’impression que le summom de la reussite serait d’avoir un enfant qui finit sportif pro, mais c’est drole de voir tous ces enfants qui n’ont aucune chance de realiser ce reve et leurs parents, etre pris dans ce rythme parfois infernal des games et des clubs de sport…qui ne laisse d’ailleurs plus aux enfants le temps de respirer et de profiter de la vie, tellement ils sont pris par les practices, matchs etc…ils n’ont plus une minute a soi! Un de mes fils (oh scandale) n’aime pas le sport…et j’ai du expliquer des dixaines de fois a des parents qui me regardaient sans avoir l’air de comprendre, que je respecte le fait que mon fils n’ai pas de plaisir a faire partie de l’equipe de baseball ou de foot, que nous sommes tous differents, qu’il faut respecter les gouts des enfants…

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