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17 mai 2012
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Danse

Pascal Rioult marie danse et vidéo au Joyce Theater

Le chorégraphe Pascal Rioult, spécialiste du mariage entre musique classique et danse moderne, poursuit son exploration de la vidéo. Dans ses deux dernières créations à l’affiche du Joyce la semaine prochaine, des millions de petits pixels flotteront autour des danseurs en mouvement. Un décor numérique qui enchantera même les puristes.

Les puristes de la danse grognent dès qu’un spectacle affiche danse et vidéo. Que peut en effet apporter à la danse, un art déjà hautement visuel, la projection d’images supplémentaires? Pour le Français Pascal Rioult, la réponse est beaucoup. Dans ses deux dernières créations, intitulées Shadow Box et City, d’une durée d’environ quinze minutes chacune, des images vidéos sont projetées derrière et sur les danseurs en mouvement.

Le sympathique homme se défend néanmoins de participer à une mode, celle du couplage de la danse avec d’autres formes d’art. « C’est une expérience ponctuelle pour moi, je voulais essayer quelque chose de différent, corrige-t-il. Je continuerai encore pendant un an et après on verra.  » Trois autres pièces sont au programme de cette semaine Rioult au Joyce Theater : un « revival » de Harvest (1992), le fameux Boléro (2002) et la création de l’an dernier, The Great Mass (2009).

Ancien danseur principal dans la compagnie Martha Graham, Pascal Rioult, originaire de Normandie, a commencé d’élaborer son propre langage chorégraphique en même qu’il créait sa compagnie RIOULT en 94. Les deux nouvelles créations font partie d’une série de quatre pièces, que le chorégraphe a imaginé sur des compositions de Jean-Sébastien Bach et dont la première, Views of the fleeting worl, a été présentée en 2008. La dernière pièce de ce projet Bach verra le jour l’an prochain. Rien ne change donc du côté de la musique pour ce spécialiste de l’alliance entre danse moderne et musique classique qui a choisi ici, après Ravel, Stravinsky et Mozart, de s’attaquer au grand nom de la période baroque. “S’attaquer” est bien le terme, si l’on en croit la difficulté de l’affaire. « Chorégraphier sur du Bach a été périlleux, car cette musique est la fois simple et complexe dans son organisation,“résume-t-il, et telle devait être également la danse. » La partition musicale sera jouée sur scène par deux jeunes musiciens de la Julliard School.