New York, Surf City

L’usager régulier du métro new yorkais a sûrement dû déjà apercevoir ces silhouettes se perdant dans l’anonymat de la ville, planche de surf sous le bras. Il faut dire qu’au bout de l’une des nombreuses lignes de métro de la Grosse Pomme se trouvent plusieurs kilomètres de littoral, parfaitement orientés pour recevoir les houles de l’océan Atlantique, et faire le bonheur des surfeurs locaux. Pour y accéder, il suffit simplement de dépasser Howard Beach, l’arrêt conduisant à l’aéroport JFK. On se retrouve alors à traverser la réserve naturelle de Jamaica Bay, un dernier coup d’oeil sur la skyline de Manhattan et vous voilà arrivés à Broad Channel, où il vous faudra prendre un shuttle pour parcourir les différentes plages le long de Rockaways Beach Blvd.

L’endroit s’apparente à une petite station balnéaire, où bon nombre de New-yorkais viennent se détendre, et s’offrir un certain dépaysement, le week end ou bien souvent pour une journée, vu l’étonnante proximité du lieu avec le coeur de New York. La première vision du littoral laisse une étrange impression de s’être trompés d’endroit: la mer ressemble plus à un lac qu’au North Shore d’Oahu, à Hawaii. Des familles se baignent, surveillées par les lifeguards, mais pas de surfeurs à l’horizon.

Il faut en fait marcher dix bonnes minutes, vers les digues, au niveau de la 92e rue pour apercevoir une vingtaine de surfeurs, assis au large sur leurs planches, attendant une série, en ce jour de petites vagues d’été favorisées par le vent de terre de la fin d’après midi. « Pas franchement épique, mais juste de quoi s’amuser un peu« , me dit l’un d’eux. « Du coup, tous les débutants se jettent à l’eau, sans respecter les règles de sécurité » peste-t-il, alors que deux surfeurs venaient d’éviter de justesse d’entrer en collision après être partis sur la même vague. Le genre de scènes qui rappelle la côte Basque française, les plages californiennes ou les récifs hawaiiens.

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