Le sport universitaire aux USA, ça me dit !

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Qu’est ce que le basketteur  Shaquille O’Neal, le golfeur Tiger Woods et le tennisman John McEnroe ont en commun ? A part d’en avoir dans les jambes, ils en ont aussi dans la tête : ils sont tous les trois passés par la case « université » avant de réaliser la carrière qu’on leur connaît.

C’est pour permettre à de jeunes européens de marcher dans les pas de ces stars que Benoît Matival, 27 ans, ancien joueur de tennis à niveau avancé, a co-fondé OverBoarder en 2007, avec son ami Dennis Mertens, sportif de haut niveau. La société fait le lien entre jeunes sportifs et universités américaines pour faciliter l’obtention de bourses. Environ une centaine de « gars », comme M. Matival les appelle (il y a aussi des filles, précise-t-il) sont admis chaque année. Parmi les sports les plus populaires, il y a le tennis, le basket et le soccer… mais aussi le cheerleading ou le rodéo. “C’est une bonne alternative pour les jeunes sportifs qui veulent allier passion et études, ou qui ont peur de s’engager directement dans la voie professionnelle car très peu de personnes arrivent à vivre de leur sport”, note Benoît Matival.

Le sport aux Etats-Unis, c’est aussi une expérience unique. M. Matival l’a vécue aux premières loges. Natif de Lièges, il a partagé sa scolarité entre la Belgique et la France. C’est lors d’une année d’études à Louisiana State University (LSU) qu’il se rend compte que le sport n’est pas qu’un passe-temps à l’université américaine. Stades d’une capacité de plusieurs dizaines de milliers de personnes, retransmission des matches en direct à la télévision, produits dérivés : le sport universitaire aux Etats-Unis est un vecteur d’excellence. « Les résultats sportifs des équipes universitaires sont publiés dans les journaux locaux et les gens sont toujours tous très attachés à leur université. Plus une université a de bonnes équipes, meilleure sera sa réputation », souligne-t-il.

Mais pour beaucoup de jeunes sportifs européens, le rêve américain parait souvent bien loin. Les niveaux requis, les frais d’inscription exorbitants pour les universités les plus prestigieuses comme Harvard ou Yale, et la question de l’équivalence des diplômes sont autant d’obstacles qui se posent à eux. OverBoarder veut les contourner en faisant la promotion de talents auprès des coaches, qui décideront de l’attribution de la bourse et son montant. Seule condition : avoir un très bon niveau scolaire et réaliser des performances sportives susceptibles d’intéresser l’entraîneur.  “Chaque sportif est accompagné de A à Z. Nous les aidons à préparer le TOEFL et le SAT, nous contactons les coaches et gérons les candidatures. Nous suivons aussi avec précision le parcours de chaque jeune après son admission, précise Benoît Matival. Un accompagnement qui ne doit pas faire oublier l’essentiel : sur le terrain, ce sera à eux de jouer.

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