Le MoMath, le nouveau visage des maths

uneCrédit : Astrid Ribois-Verlinde

Si les mathématiques vous passionnent ou au contraire qu’elles vous horripilent, le MoMath, le Museum of Mathematics de New York fait découvrir les maths sous un nouveau jour et d’une manière ludique.

Le musée donne l’impression de se plonger dans le monde scientifique mais d’une manière amusante. « Le musée a été conçu pour changer la perception que les gens ont des mathématiques », explique Cindy Lawrence,  la co-directrice du MoMath. « La plupart des personnes pensent que les mathématiques sont difficiles et inutiles mais elles permettent de créer un tas de choses et elles sont utilisées tous les jours et elles peuvent être belles », ajoute-t-elle.

Pour les réfractaires qui ne voient pas la beauté d’une bosse des maths, le musée propose toute une série d’activités pour créer de beaux objets à l’aide de principes mathématiques fondamentaux. « Nous souhaitons que les gens comprennent que les mathématiques sont une source de création. Nous voulons rendre les maths plus accessibles mais d’une manière indirecte », précise Cindy Lawrence. Ne vous attendez donc pas à recevoir un cours soporifique sur les suites, les logarithmes ou encore les équations différentielles, le musée a plutôt vocation à susciter l’intérêt des plus jeunes envers les mathématiques. « On veut qu’en sortant, les enfants soient motivés pour apprendre les mathématiques, que  cette matière les intéresse davantage après ce qu’ils seront venus ici ».

Et des activités, il y en a pour tous les goûts au MoMath. L’objectif est avant tout d’amener les visiteurs à créer une multitude d’objets pour faire vivre le musée. Sur des écrans, vous pourrez créer des formes géométriques originales et les customiser. Chaque jour, les visiteurs votent pour les figures qu’ils ont préférées et celle qui remporte un maximum de vote est imprimée en 3D puis exposée dans le musée. L’attraction principale du musée consiste à faire rouler des vélos dont les roues sont carrées. Et le système fonctionne grâce à une plateforme conçue spécialement pour que le carré puisse rouler. Une aire spéciale « énigme » se trouve à l’étage inférieur pour tous les amoureux du genre.

Les visiteurs sont conquis. « Je trouve que c’est un endroit très amusant et très intéressant, assure Justin Allen, un garçon de treize ans venu avec sa famille de Long Island. Les activités démontrent bien ce que sont les mathématiques et c’est même accessible pour les gens qui ne comprennent pas beaucoup car l’équipe du musée est là pour tout expliquer ».

Si le MoMath attire principalement des enfants et des classes, les adultes sont aussi séduits par les activités ludiques. « J’aime beaucoup le musée, confie Kay Diaz, une trentenaire new yorkaise. Il permet de s’exercer au mathématiques et de faire des expériences manuelles ».

A l’origine de ce musée, Glen Whitney, un mathématicien qui a une vision avant-gardiste des mathématiques. En 2008, il veut ouvrir un centre dédié aux maths à Long Island, « mais devant l’enthousiasme des gens, nous avons voulu faire quelque chose de plus grand au centre de New York », explique Cindy Lawrence.  Le musée a ouvert en décembre 2012 et attire de plus en plus de visiteurs, environ 100.000 par an. Vingt-trois millions de dollars ont été nécessaires pour mettre le projet sur pied. En plus des ouvrages des visiteurs, le musée expose des créations des mathématiciens qui ont pris part au projet. « Huit scientifiques venus du monde entier nous ont aidé à mettre sur pied les œuvres exposées, sans compter le travail de tous les bénévoles qui ont participé ».

Commentaires

  • http://patricehenin.blogspot.fr/ Patrice Henin

    Il y a de l’insolite dans les mathématiques comme de la beauté.

    Les lecteurs du cosmologue et maintenant écologiste Hubert Reeves affirme dans ces livres que l’univers est à la fois infini et en expansion.

    Paradoxal en langage des mots, compréhensible et démontrable en mathématique.

    Le logicien Kurt Gödel a immigré avec son ami Albert Einstein et devais bien sûr prouver qu’il avait bien compris et accepté la constitution US à l’officier d’immigration.
    Il a fallu tous les efforts de ses amis pour qu’il ne s’exclame pas devant cet officier :

    « j’ai trouvé une faille logique dans la constitution qui pourrait la dévoyer vers une dictature » :

    http://patricehenin.blogspot.fr/2008/07/0003-de-lvidence-la-rvolution.html