17 mai 2012
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Entrepreneuse verte

La chasse aux sacs plastiques de Sandrine Cassidy-Schmitt

C’est en parcourant l’un des nombreux marchés fermiers ou «health stores» de L.A. que l’on pourra apercevoir le plus fréquemment la griffe de Sandrine Cassidy-Schmitt: cette franco-américaine, mère de 2 enfants, a quitté sa carrière dans le monde de la musique et du cinéma pour se consacrer à la défense de l’environnement au travers de sa marque de sacs de course « eco-chic », June Fifteen. Rencontre avec une entrepreneuse engagée.

«Sois le changement que tu veux voir en ce monde»: c’est avec cette fameuse citation de Gandhi que nous sommes accueillis sur l’une des pages du site Internet de June Fifteen. Sandrine Cassidy-Schmitt, la CEO de la société, décrypte en nous racontant le jour où est survenu le «déclic». C’était il y a un peu plus de trois ans, à la caisse d’un Target local: elle observe alors l’employée mettre un article par sac plastique, puis doubler ce dernier d’un second sac plastique.

C’en est trop pour cette Franco-américaine, née à Paris et élevée à Los Angeles.  Résidente du quartier de Ballona Creek à Culver City, elle a maintes fois assisté au sordide défilé de sacs de supermarché et autres ordures de la crique vers l’océan. Elle décide donc d’agir et, soutenue par ses proches, elle se tourne vers le Small Business Development Center local, y suit une formation, et crée sa propre entreprise verte. «J’ai voulu participer au changement dans nos habitudes quotidiennes en proposant une alternative chic au sac jetable» dit-elle. Elle choisit le nom «June Fifteen», date de son anniversaire, qui symbolise aussi pour elle l’équilibre (moitié du mois, et de l’année), et le renouveau que nous apportent ces derniers jours de printemps.

Pour s’assurer de l’intégrité de ses fournisseurs, Sandrine part en Inde pour visiter les lieux de production certifiés du label «commerce équitable». Comme matériaux, elle choisit le coton et, principalement, la toile de jute, qu’elle apprécie pour son caractère durable et écologique. «La France est bien plus avancée qu’ici et nous voyons tout doucement (mais sûrement!) la législation et les gens changer. Avant tout, il s’agit de responsabiliser les consommateurs pour réduire les déchets plastiques», nous dit Sandrine. L’objectif de la diplomée du Lycée Français de Los Angeles, c’est donc  de mobiliser et de sensibiliser. Certains de ses modèles, comme le blue bag et le khaki bag, sont unisexes, et les prix tournent en moyenne autour des $10.